L’Apothicaire

De Henri Lœvenbruck. 2011. Roman d’aventures historico-ésotérique. Excellente lecture. [600 p.]
apothicaireRésumé : « « Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes… »
Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu’il avait oubliée… Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L’Apothicaire, poursuivi par d’obscurs ennemis, accusé d’hérésie par le roi Philippe le Bel et l’Inquisiteur de France, décide de partir jusqu’au mont Sinaï. Entre conte philosophique et suspense ésotérique, L’Apothicaire est une plongée vertigineuse dans les mystères du Moyen Age et les tréfonds de l’âme humaine.« 
Ce livre m’a très fortement fait penser à l’Alchimiste de Coelho, même si cette lecture remonte à plus de 10 ans, et que les deux ouvrages restent très différents par bien des aspects ! Pourtant j’y ai retrouvé un profond humanisme, des questionnements et réflexions sur le sacré de manière générale, le sens de la vie, le respect de soi-même et des autres. C’est d’ailleurs vaguement prématuré car le roman se situe en 1300 et des bananes, autrement dit bien avant le courant humaniste et la Renaissance ; mais j’imagine sans peine que, quelque soit l’époque, il y eut toujours des personnes en désaccord avec le mode de pensée du présent, alors pourquoi pas ?

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Bon week-end !

Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien – autrement dit mieux que moi !
Une fois n’est pas coutume, cette année à la place de ma grippe printanière c’est une gastro qui m’est tombée dessus, me laissant une nette impression d’avoir été vidangée (c’est pas qu’une impression…), et un tonus de limace apathique. Je vais tout de même tâcher de me traîner ce week-end à la médiathèque pour rendre mes ouvrages empruntés – dont un en retard de deux jours ! Heureusement le réseau de bus est pas trop mal développé et me ramène pour ainsi dire devant ma porte. Et puis y’a du grand soleil par ici, c’est au moins motivant.
Repos forcé oblige, j’aurais aussi une critique ou deux (voire trois) à écrire avant dimanche soir.
Je vais de toutes manières pouvoir tirer toute l’énergie possible de ma demi-banane et de mon demi-mini cake du petit-déjeuner puisque j’ai mon arrêt de travail d’hier à poster ce matin… J’espère que l’appétit me reviendra bientôt, c’est assez vexant de sentir qu’on aurait besoin de manger mais de ne pas y arriver au-delà de portions microscopiques. –‘
Et vous, comment s’annonce votre week-end ? 🙂

Dans le livre des rêves

De Mikkel Birkegaard. 2013. Science-fiction. Excellente lecture. [509 p.]
Titre original :  Fra drommenes Bog*, 2012
* Mes neurones conditionnés à la trad’ s’activent, trouvent : « fra » = « from » ; « drommenes » = « Traum-« / »dreams » ; « Bog » = « Buch »/ »book » ; autrement dit le titre « Ex Libris Somnia » aurait pu être simplement donné, car je trouve qu’on perd un chouïa la signification de l’expression en la passant ainsi en français : « dans le », au lieu de « from »/ »ex »/ »von », indiquant tous la provenance. « Du livre des rêves » aurait peut-être sonné de manière bizarre ? Ouais, je sais, on s’en fout un peu, le titre est loin d’être mauvais. C’était juste une pensée sauvage.
lelivredesrevesRésumé : « Copenhague, 1846. Arthur avait 10 ans quand son père est mort dans des circonstances inexpliquées. Il en a 17 quand son chemin croise celui de Mortimer Welles, restaurateur de livres anciens et détective amateur à ses heures perdues. Ensemble, ils tentent d’élucider une série de disparitions étranges… Dans le pays, l’heure est à l’obscurantisme et à la censure. Le roi lutte contre la divulgation des idées. Mais Arthur entend parler d’une mystérieuse bibliothèque ou seraient conservés tous les ouvrages interdits par le ministère du Livre. Y aurait-il un lien entre cette bibliothèque et la mort de son père, fonctionnaire de ce ministère ? Aurait-il découvert des informations compromettantes ? Pour le savoir, Arthur et Mortimer plongent dans un univers aussi déroutant que menaçant… Décidément il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark.

Un roman onirique, brillant et inventif à mi-chemin entre les univers de Jules Verne et d’Arthur Conan Doyle, une aventure littéraire fabuleuse. »

Difficile de classifier ce livre sans donner de fausses idées aux lecteurs ! 😉
Petit rappel : la science-fiction donne des explications scientifiques à des phénomènes « improbables » qui vont sous-tendre une intrigue, un univers. On est donc bien ici, en principe, dans de la S-F. Certains trouveront dans le cadre oppressif du Ministère du Livre une idée de dystopie – effectivement ça cadre avec la définition globale (qui fait partie de la grande famille de la S-F, ne l’oublions pas même en ces temps où la dystopie est en train de devenir un genre à part, quelque chose que j’aurais d’ailleurs vraiment envie de qualifier de néo-dystopie, car très loin en termes de codes et d’atmosphère de ce qui se faisait dans les années 1920/60 !). J’ai aussi, malgré tous les éléments de S-F, trouvé un petit air gothique à tout ceci : les vieux livres, le concept onirique, la vieille Copenhague du XIXe… Cependant ce n’est pas à strictement parler du fantastique, à cause justement des explications « rationnelles » citées ci-dessus.

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Bonne résolution du jour

Aujourd’hui est le jour-ultime d’emprunt, prolongation comprise, de Dorian Gray. Deux mois que je l’ai arraché à la médiathèque, deux bonnes semaines que je l’ai commencé, lu page par page (quasiment, par moments !!), principalement dans le bus, moins à la maison où m’attendent Internet (Facebook-la blogosphère-les liens rigolos-les news-les liens avec des zanimaux tout mignons), Diablo III et Diablo II.
(Même si souvent je me jette surtout sur le frigo parce que je rentre rarement avant 13h et que, en commençant tôt le matin, j’ai LA DALLE avant toute autre envie.)
En plus, donc disais-je (pas encore, mais ça allait venir), c’est un livre du challenge des 100 livres à avoir lus lancé par Bianca ; et j’ai de toutes façons envie de lire ce livre depuis un bail, c’est juste qu’en ce moment j’ai plutôt envie de lectures légères et faciles, et même si j’aime beaucoup Wilde, lire un livre du XIXe en anglais c’est un peu plus fatigant que de dévorer un mauvais* polar moderne (ou même un bon).
* Enfin p’têt’ pas non plus un mauvais mauvais, mais un juste assez cliché pour suivre l’histoire d’un œil et pas réveillée.
Je vais donc de ce pas m’exiler à la médiathèque et achever les 80 dernières pages.

lirelibre

Oui, je sais, vous rigolez déjà en vous disant que ce post sera suivi d’un article désolé sur l’amplification soudaine du volume de ma PàL, assorti d’émerveillement quant à la qualité esthétique et les promesses des nouveaux venus. Je vais tâcher d’éviter.
Ou pas plus de deux. Ou uniquement des faciles à lire.
(Comment ça j’ai aucune volonté ? Mais il ne s’agit aucunement de volonté, c’est le destin qui place les titres sur mon chemin)
Ou les bibliothécaires.
J’ai aussi l’option de contournement du problème qui consiste à emmener un deuxième livre à lire pour faire d’autant plus baisser la vieille PàL. 😀
Bref, si vous ne voyez pas de critique sur Dorian Gray dans les deux jours, c’est que ma manœuvre hyper-stratégique aura échoué >>.

Ma PàL en cours

Voici les titres que j’ai dernièrement empruntés à la médiathèque (cela en fait-il une PàLMé ? Coin coin), et que je lirai donc très certainement dans le mois :
viergenoireVierge noire, de Philippe Mignaval — un polar peut-être tout naze, je n’en sais rien ! Mais j’ai eu l’impression que je pourrais au moins passer un moment de détente avec lui – du coup si c’est de la qualité ce sera une très bonne surprise 🙂
The Bamboo Sword and Other Samurai Tales, de Shuhei Fujisawa — Soyons fous, lisons de la littérature japonaise en anglais ! :p
Fractures, de Frank Thilliez (j’espère que je peux commencer par celui-ci… depuis le temps que je veux lire du Thilliez !)
The Old Man and the Sea, de Ernest Hemingway (en cours de lecture)
W3 : le sourire des pendus, de Nathalie Hug et Jérôme Camus 😀
Le Grimoire des loups-garous, d’Edouard Brasey Grimoire-des-loups-garous
The Picture of Dorian Grey, d’Oscar Wilde — j’adore Wilde, en plus c’est pour le challenge des 100 livres, et de toutes manières ça fait des années que j’ai envie de le lire.
La Disparue de Noël, d’Anne Perry — ça c’est de la faute du challenge Anne Perry organisé et suivi par Syl, que j’ai vu chez Bianca et consorts 😮
La Jeunesse de Picsou, de Don Rosa — réédition en gros format par Glénat 😀 (retour en enfance)
Pensées pour moi-même, de Marc-Aurèle, suivi du Manuel d’Epictète — commencé hier en attendant à la CPAM.
Ajoutez à cela des restes de la bibliothèque américaine :
A Christmas Carol, de Dickens (en attente pour une éventuelle LC 😉 — ce sera une relecture, et une première lecture en VO)
The Night Circus, de Morgenstern, dont j’attends beaucoup !
Plus un roman jeunesse gentiment envoyé par un auteur :
Les Lutins Urbains, t.1 : L’Attaque du Pizz’Raptor, de Renaud Marhic – également commencé ! romans.fiction-lutins.urbains.attaque.pizz.raptor-170-215(le site de l’éditeur)
Mes deux prochains billets seront très certainement sur les Lutins Urbains, puisque j’ai promis à l’auteur que je ne traînerais pas pour le faire ; et le Hemingway (c’est drôle, je n’ai lu que celui-ci de lui, et je ne connais pas la moitié de ses autres œuvres ne serait-ce que de nom). Ensuite je vois que le Marc-Aurèle est réservé pour un autre usager, qui en a peut-être besoin pour des cours… :s

Troccupée !

(J’adore mélanger les mots !)
Me voilà un peu trop occupée pour poster quoi que ce soit, après un mois plutôt bien actif question lectures !
Question lectures je suis dans la Dame en blanc, de Wilkie Collins ; pour le moment c’est très bien, malgré un rythme un peu lent. Je trouve un peu de cynisme dedans, ce à quoi je ne m’attendais pas, mais qui me plait ! 🙂
Je ne suis pourtant pas prête de finir ce livre (peut-être à la fin de la semaine…), d’abord parce que j’ai été rappelée pour un « petit » job, ce qui va me prendre un peu de mon temps ces jours-ci, et ensuite parce que j’ai plutôt (carrément) envie de jouer en ce moment ! Je suis repartie ce week-end sur Bordeciel (The Elder Scrolls V : Skyrim) avec un nouveau personnage, et c’est… dur de sentir les heures qui passent quand je suis dessus !! J’ai aussi repris un peu mon barbare à Diablo III, ce qui augure donc un peu moins de temps passé à lire dans les prochaines semaines…
diabloskyrim
Cependant j’ai aussi de quoi fêler mes certitudes sur les « autres occupations », car je viens d’être une fois de plus happée par quelques titres et couvertures très sympathiques. En fait j’étais passée chercher le Pratchett que j’avais demandé à la Bibliothèque Américaine (qui m’ont gentiment envoyé un mail pour me dire qu’il venait d’arriver !) – j’ai vu le Night Circus, dont j’ai beaucoup entendu parler et avec beaucoup d’éloges, sur le présentoir, et j’étais sûre d’avoir également vu A Christmas Carol dans les livres présentés, mais apparemment c’était une hallucination, donc la bibliothécaire est allée me le chercher en rayon. Je pense qu’en fait j’ai dû lire le titre sur les affiches de l’expo de Noël, ou ailleurs dans la bibli, et que je l’ai transposé au moment d’examiner les titres, ça m’arrive parfois :dodger
christmas carol
nightcircus
Je lirais probablement le Pratchett assez vite, à moins que je ne me le garde comme lecture de Noël ; le Dickens sera certainement une lecture commune avec Charlotte (qui a elle prévu de le lire en français, je crois : Un Chant de Noël), après Noël ; pour le dernier je n’en sais rien.

Pourquoi ma PàL ne baissera pas cette semaine

Aujourd’hui, comme souvent, je passe à la médiathèque avec l’intention de ne pas réemprunter de livres, puisque j’en ai déjà largement assez à rendre avant le mois prochain. Un exemplaire à retourner, un autre à terminer, rien de plus.
Je rends Tess au 3e étage (usuels et langues étrangères), je monte au 4e…
Là je tombe directement dans une embuscade sournoisement tendue par Dunsany, Newman et un troisième auteur dont le nom m’échappe à l’instant. Le livre de Newman fait genre 600 pages, en plus.
toomanybooksAnno Dracula, La Fille du Roi des Elfes et donc un troisième larron dans les bras (un autre que je cherchais depuis longtemps / dont j’ai beaucoup entendu parler), je me dirige vers les fauteuils*, qui se situent à peu près au milieu du tas de rayonnages. Pas de chance, ils sont tous occupés ; je ne pourrais pas finir mon Pratchett ici. Je continue ma route vers la partie vidéo- et CD-thèque, qui se trouve tout au fond de l’étage. Le premier couloir entre deux rayons étant occupé par une personne (c’est assez étroit), je choisis le suivant…
Et me retrouve avec un 4e livre tout aussi alléchant que les trois premiers avec un autre style : petit, compact, illustré, et plein d’énigmes courtes, comme je les aime.
Je vous jure ils devaient savoir que j’allais passer aujourd’hui, je me suis retenue de regarder les rayons, ce sont uniquement des livres qui étaient en présentation sous mon nez, à ma hauteur !
Ayant emprunté 4 CD (ça compte pas !!) je reviens sur mes pas, tenant ma pile de livres, que je présente à la banque de prêt en me sentant vaguement coupable / idiote / faible.
Bien entendu, avec le tas qui m’attend déjà à la maison, ceux-là ne passent plus sur ma carte de bibliothèque, m’annonce la gentille bibliothécaire.
Finalement ma soif de lecture non réfrénée va finir par se trouver limitée !
C’était sans compter sur la très serviable bibliothécaire : « Vous savez quoi ? Ce n’est pas grave, je vais vous les mettre de côté. Vous savez, on peut, pendant quelques jours, ce n’est pas un problème. Vous repasserez bien cette semaine [sourire entendu] ?« 
Je n’allais sûrement pas refuser ?
* Merveilleuse initiative de la part de la médiathèque de Nancy. On y lit comme chez soi, ils sont très confortables, un peu mous, et ne veulent jamais vraiment vous laisser vous relever.