100 animaux mythiques de l’Histoire

De Caroline Triaud. 2011. Synthèse mythologique et culturelle. Livre mal fichu.
100animauxRésumé : « Depuis la préhistoire, l’animal a toujours accompagné l’homme, et nourri les imaginaires. Cet ouvrage regroupe 100 animaux mythiques, symboles d’une période historique ou d’une région du monde. Le Minotaure, le Sphinx, mais aussi la bête du Gévaudan, le Chat Botté, Idéfix ou Sophie la Girafe… tous sont témoins des relations entre l’homme et l’animal et de l’histoire des hommes et de leur imaginaire.« 
Ce livre présente toutes sortes de bestioles (le terme « animal » me semble peu approprié lorsqu’il s’agit de créatures qui prennent des formes multiples, et hybrides). Chaque créature a une page recto-verso dédiée, ni plus ni moins.
Déjà, à ce niveau, j’ai constaté des déséquilibres : en effet certains sont mieux connues que d’autres, ont une histoire plus étoffée ou plus de légendes dans lesquelles elles apparaissent que d’autres, ce qui entraîne tantôt une impression d’étirage en longueur, tantôt une accumulation de détails compressés et non explicités. Je souhaite bon courage par exemple à ceux qui n’auraient pas lu son histoire, pour suivre l’histoire de Pégase, parce qu’elle est farcie de références à plein d’autres personnages de la Grèce mythologique, qui sont eux très peu explicités (voire pas du tout).
Une petite chose qui m’énerve un peu aussi, c’est que l’auteur aime bien préciser que certaines créatures apparaissent dans « des mangas, des films, des jeux vidéos » – qu’elle ne cite pas – mais elle arrive toujours à caser des exemples de Pokémon ! Ok, Simiabraz est peut-être inspiré de Sun Wukong, mais d’après ce que je lis un peu partout s’il fallait citer des dérivations de ce personnage et de son mythe les séries Saiyuki ou Dragonball auraient sans doute été tout aussi pertinentes, et auraient surtout permis au lecteur de se diriger vers d’autres sources d’information… (fiche d’un Pokémon = 10 lignes pour ceux qui ne verraient pas de quoi je parle !)
En fait autant lorsqu’elle parle de mythologie et de vieux textes elle a l’air de bien respecter les détails et les noms, autant les parties « culture populaire » ont l’air d’avoir été ajoutées « parce qu’il le fallait », ne sont pas toujours pertinentes, et comportent des à-peu-près : « [Fenrir] est un personnage de la saga Harry Potter, où il est figuré sous la forme d’un loup-garou des Mangemorts de Valdemort. » (sic) On ajoutera Walt Disney comme troisième référence majeure destinée au grand public qui n’aurait pas lu les textes anciens… Ou peut-être plutôt aux érudits qui ne mettraient pas le nez hors des ouvrages universitaires !
Parfois il y a également des petites problèmes dans la rédaction, par exemple plus d’une fois un nom est parachuté ; en relisant je comprends qu’il s’agit d’une personne introduite dans le paragraphe précédent – mais pas nommée. J’aurais appris, en passant, que les hiboux ont « une aigrette sur le front » (sic).
Je regrette enfin l’absence d’illu- pardon, il y a en fait de toutes petites vignettes à moitié mangées par le bord de la page, à côté de chaque titre. Autant vous dire qu’elles sont en noir et blanc, et si petites qu’on ne voit en gros rien.
Faut-il pour autant jeter ce livre aux orties ? Peut-être pas. Les mythes sont quelque chose à quoi je m’intéresse depuis très jeune, j’ai donc accumulé suffisamment de lectures pour me montrer plutôt critique sur ce point. Je ne conseille pas spécialement cet ouvrage aux gens dans la même situation, mais je pense qu’il pourrait être attrayant aux yeux d’un novice en contes et légendes, ou quelqu’un qui cherche des sources sur le sujet, car les textes sacrés ou mythiques d’où sont issus les « animaux » sont dans l’ensemble cités.
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Petit rappel : le festival d’Angoulême se tient chaque année dans la ville du même nom pour célébrer, faire connaître et discuter la bande dessinée. Depuis quelques années elle s’est ouverte – marché et lectorat important en France oblige – au manga, et il me semble que le comic américain y a également sa place, aux côtés des classiques franco-belges mais également de la BD moderne, qui est pour le moment toujours un de mes points faibles question connaissances et lectures ^^’

Je suis tombée sur cet article d’un autre blogger, ce matin, relayé par un de mes contacts Facebook.

Quand Angoulême déprime les bédéphiles

Je me sens frustrée pour les deux « vainqueurs ». Je me demande comment il n’y a pas eu de tollé si tout le monde était au courant. Je trouve que c’est un bon moyen de pourrir un festival, auquel je n’ai jamais pu assister mais qui garde une certaine renommée, un certain prestige. C’est LE festival de la BD en France, ça fait plusieurs années que ça tourne bien, que ça attire une foule de gens… C’est juste triste de voir ce genre de coulisses.

Il y a deux ans quand je suis allée aux Imaginales (salon littéraire axé sur les littératures de l’imaginaire, plutôt romans que BD ou livres illustrés) à Epinal, ils avaient axé le festival sur la bit-lit. J’avoue que je me suis sentie un peu refroidie en y entrant, mais en même temps j’étais obligée d’admettre que c’était logique, voire attendu, étant donné que ce genre est en expansion, et fait partie de la catégorie « imaginaire ». [J’ai juste fui le gars d’une trentaine d’années qui me soutenait que la bit-lit était le descendant direct et évident de Bram Stoker, et que les deux étaient intrinsèquement liés]. L’année suivante la bit-lit était totalement intégrée, ni plus ni moins, que la SF, la fantasy ou l’inclassable.