Projet oXatan

De Fabrice Colin. Flammarion, 2008. Conte science-fictif jeunesse. Très bonne lecture. [180 p.]
Première édition : Mango, 2002
projetoxatanRésumé : « Sur la planète Mars, en 2541. Quatre adolescents vivent dans un Éden mystérieux, mi-paradis mi-prison, avec pour seule compagnie une étrange gouvernante. Ils mènent une existence sans heurt jusqu’au jour où ils décident de quitter ce cocon pour explorer le monde. Sur leur chemin : un lac noir, une pyramide maya, des ogres, mais aussi un agent du Comité d’Éthique Mondial et un savant fou (…). Pour les quatre héros, l’aventure se transforme peu à peu en parcours initiatique et en quête des origines. De cette épreuve, ils ne sortiront pas indemnes…   Entre fantastique et science-fiction, ce roman fascinant, récompensé par de nombreux prix, s’interroge sur le progrès scientifique et redessine les contours de l’humain.« 
Tiens c’est marrant je n’avais pas spécialement relevé LE dévoilement de l’intrigue dans la 4e de couverture avant de lire le livre. Tant mieux pour moi ! Je vous ai coupé ce bout. 😉
J’ai trouvé cet ouvrage de Fabrice Colin, auteur qui ne m’a en gros jamais déçue (et jamais terriblement) dans une bourse aux livres, planqué au pied d’un palmier décoratif (eh c’était au centre commercial du coin !). Auteur aimé + jolie couverture + histoire de SF jeunesse = hop dans le sac sans hésiter. J’ai été un peu (agréablement, je vous rassure) surprise de voir qu’il était estampillé « classique » dans une collection visiblement scolaire, mais ça c’est parce que je me renseigne plus sur les antécédents de certains auteurs que d’autres – je n’avais aucune idée que ce livre avait eu un prix Collège plusieurs prix jeunesse. Autant vous dire tout de suite qu’après lecture je les trouve tout à fait mérités !

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Metro 2034

De Dmitry Glukhovsky. L’Atalante, 2011. S-F post-apocalyptique. Très bonne lecture. [413 p.]
Titre original : Метро 2034, 2009.
« Suite » de Metro 2033.
metro-2034Résumé : « La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d’approvisionnement n’est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche. Ils seront trois à devoir résoudre cette énigme. Hunter, le combattant impitoyable revenu d’entre les morts, rongé de l’intérieur par les ténèbres ; Homère, qui a tout perdu aux premiers instants de la guerre et projette de laisser sa trace dans la nouvelle histoire qui s’ouvre ; et Sacha, jeune fille à peine sortie de l’adolescence qu’ils trouveront sur leur route dans une station où elle a vécu en exil avec son père. »
Après avoir lu Metro 2033 j’avais plutôt envie de continuer sur ma lancée mais finalement, et même si cela reste une bonne lecture, j’ai été un peu moins emballée par cette suite, tout en lui trouvant pourtant plus de force.
Je me suis un peu moins attachée aux personnages même si je reconnais des qualités humaines au trio de base, Hunter y compris. Homère est celui qui m’a paru le plus intéressant car il figure la personne lambda entraîné malgré lui dans des péripéties dont il aurait aussi bien pu se passer – exception faite de son besoin de « créer » en se basant sur des faits qu’il lui faut bien aller chercher ! Je ne m’attendais pas du tout à rencontrer ce type de personnage à la fois rêveur, maussade, pleutre et déterminé, en héros quasi-principal, et ma foi ça fonctionne plutôt bien, il contrebalance les autres caractères plus archétypés.
On retrouve cette idée de menace planant toujours sur certains tunnels ou certaines stations, qu’il faut aller analyser et résoudre – souvent par la destruction dans cet univers toujours aussi sombre et impitoyable, dont les habitants luttent (ou pas…) pour sauvegarder des miettes d’humanité. La trame est donc parallèle, mais différente, de celle de Metro 2033. La notion d’espoir, par exemple, est un peu plus présente dans ce livre, et j’ai trouvé qu’il y avait un peu plus d’action /narration, et moins de passages réflexifs. J’ai eu un peu une sensation de mise en abyme du livre et du projet d’Homère – il cherche un héros de qui raconter les hauts faits, pour en faire une légende, et finalement il se retrouve au cœur des propres aventures qu’il voulait relater, acteur et non pas seulement spectateur. Le récit se cristallise autour du trio tout au long du livre, à la différence d’Artyom dans le premier qui rencontrait beaucoup de gens différents, ce qui rend la structure narrative très différente à cause des relations entre les personnages qui sont plus fortes, plus exploitées.
En parlant d’Artyom, j’aurais bien aimé le suivre à nouveau, surtout après le final assez terrible du livre précédent, mais on voit bien dès le début du livre que cela ne va pas être le cas. Finalement, j’aurais mieux aimé ne pas le suivre du tout car je n’ai pas vu l’intérêt de le replacer ainsi dans l’histoire généraleCameo gratuit ?
Je pense que les deux livres peuvent être lus séparément, car les évènements du premier sont rappelés dans la mesure du besoin, mais Metro 2034 ne constitue pas non plus une suite exacte à Metro 2033. Simplement ce serait sans doute un peu dommage de passer à côté du premier tome, plus fouillé et plus dense.

 

A voir aussi : l’article de Nelcie sur le métro de Moscou, le vrai.

 

Metro 2033

De Dmitry Glukhovsky. L’Atalante, 2010. S-F post-apocalyptique. Très bonne lecture. [631 p.]
Titre original : Метро 2033, 2005.
metro-2033Résumé : « 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.« 
J’ai mis très longtemps à lire ce livre : moins que d’autres que j’ai largement moins appréciés ou sur lesquels j’ai véritablement buté (comme Ubik), mais tout de même plusieurs semaines. La faute à une moindre envie de lire, mais également à la structure, le style et au ton de ce livre en particulier, qui m’ont amené à le poser, le reprendre, le laisser à nouveau « décanter », ou lire d’une traite une centaine de pages ou plus de temps en temps.

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Morwenna

De Jo Walton. Denoël, 2014. Fantastique. Coup de cœur pour ce bon bouquin. [334 p.]
Titre original : Among Others, 2010.
COUV_morwenna.inddRésumé : « Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.
Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.« 
Je me suis sentie très proche de cette jeune fille un peu solitaire, bibliophile convaincue et passionnée de science-fiction. Dans ce livre il y a énormément de choses que j’aurais moi-même aimé exprimer, ou exprimer plus souvent, ou mieux, ou plus tôt.

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Titanic 2012

De Christophe Lambert. 1999. Anticipation jeunesse. Impression mitigée.
titanic2012Résumé : « Atlantique Nord, 14 avril 2012. Cent ans jour pour jour après le naufrage du Titanic, on inaugure un complexe sous-marin construit autour de l’épave restaurée du paquebot, à 3 800 mètres de fond. Budget énorme, technologies de pointe, sécurité maximale, contrôles tatillons, tout va bien se passer. Pourtant un doute subsiste : va-t-on réussir à conjurer la malédiction du Titanic ? »
Je ne sais pas vraiment si j’ai aimé ce livre ou pas. C’est un curieux mélange de très bonnes références que je doute que l’ensemble des lecteurs vont suivre car il ne suffit pas de connaître l’histoire de Jack et Rose et aussi à peu près du bateau pour savoir de quoi il parle (Wood Hole Oceanographic Institute*, Ifremer**, noms de passagers existants, Mir, sciences océaniques et techniques, corrections de certains « mythes », etc), malgré de brèves notes de bas de page, et d’un joli porridge bien gluant de roman ado. Bref je me demande à qui il parle, encore qu’à la fin il s’adresse au « jeune lecteur », et lui conseille d’aller chercher de l’aide auprès des bibliothécaires. °_° (Sait-on jamais, qu’une documentaliste très bien informée connaisse WHOI).
J’ai trouvé quelques personnages qui m’ont fait penser à ceux de Jurassic Park, en encore plus stéréotypés (oouuuh les vilains pas beaux qui veulent se faire de l’argent), un ado décidément pas très futé, une fin en eau de boudin entre bilan terriblement prévisible et détails pas toujours très cohérents – mais déjà le début de l’histoire ne m’avait pas convaincue, si c’était si facile d’aller à 3800 m de profondeur ça se saurait, leur installation est complètement pas crédible (pas pour un roman qui est écrit en 1999 et se passe en 2012 seulement). D’ailleurs les gens qui ont plongé voir le RMS Titanic sont soit des gens super riches, soit des scientifiques avec des fonds conséquents, et à chaque fois ce sont de petites expéditions avec masse de matériel, des professionnels des fonds marins, etc.
Le bon point : la liste de références à la fin du livre.
J’étais très suspicieuse quant à la qualité des livres de M. Lambert (je me suis demandé au début si c’était l’acteur qui écrivait…), et ce n’est pas ce roman qui m’aura enlevé mes doutes.
* Institut océanographique situé dans le Massachussetts, où travaillait en 1985 Robert Ballard, qui a découvert l’épave en septembre de la même année.
** Institut de la mer français, situé à Toulon (je crois), dont certains membres ont donné un coup de main à Ballard en 1985.
Les deux instituts ont il me semble continué à travaillé sur l’épave, mais pas toujours ensemble.

Rats

De David Fermer. 2011. Science-fiction/aventure*, jeunesse. Bonne lecture, mais sans plus.
Traduit par Jean-Claude Mourlevat, que j’ai déjà lu en tant qu’auteur et que je conseille. 🙂
*Science-fiction pour les fils conducteurs, traité plutôt comme un roman d’aventures jeunesse
ratsRésumé : « Une île. Un orphelin. Et des rats. Des milliers de rats. D’abord en rêve, puis en vrai. Des rats qui sortent des égouts. Daniel va se trouver nez à nez avec eux, à ses risques et périls. Car, chaque jour, ils sont plus nombreux. Et, quand on les attaque, ils se défendent… »
J’ai d’abord trouvé l’idée globale originale. Le scénario n’est pas mauvais bien qu’assez stéréotypé, et ne correspondant pas tout à fait à ce à quoi je m’attendais en lisant le résumé, et les personnages m’ont plu dans l’ensemble. Le style est bon sans être extraordinaire, et je dois dire que j’ai beaucoup aimé les rats, en tant que figurants.
Cependant j’ai trouvé l’alternance des différents (groupes de) personnages parfois un peu hachée ou maladroite, et certains détails de la fin ne m’ont pas convaincue du tout (organisation du final ? Revirement de caractère de certains personnages ? Tout le monde qu’il est beau qu’il est gentil finalement ? Ah et puis en plus ça convient à tout le monde, c’est vraiment fabuleux, ça), ce qui est toujours assez terrible dans un livre, puisqu’on a tendance à rester sur cette impression de bâclé. En tout cas, moi, il y a deux personnages qui font définitivement partie de la bande des méchants, juste parce que l’auteur nous l’a indiqué à plusieurs reprises, avant qu’il ne décide un peu brutalement que les deux étaient dignes de pardon ! :p.

Memory Park

De Fabrice Colin. 2007. Anticipation. Bonne lecture.
memoryparkRésumé : « Un thriller au rythme haletant. Un des sujets les plus douloureux de l’histoire de l’humanité. Manipulations, courses-poursuites, kidnappings, morts violentes s’enchaînent sur fond de génocide et de devoir de mémoire. Le jeune Pavel est un rescapé de l’épuration ethnique de 2019 en Polvadie. Trois ans plus tard, sous le prétexte de  » tourner la page « , le nouveau président polvade développe une politique négationniste et recherche les survivants pour effacer leur mémoire et implanter dans leur cerveau de faux souvenirs. Dans sa course pour échapper aux agents du gouvernement, Pavel va croiser la route d’un ancien prisonnier du camp n° 3 qui détient la preuve du génocide. La traque va devenir mortelle… »
J’ai ressenti des hauts et des bas dans cette lecture. Des hauts pour la manière dont est traité le sujet, même si c’est un classique (malheureusement, ou heureusement ? C’est triste qu’on soit obligé d’en parler, mais c’est sans aucun doute important qu’on en parle, et même qu’on en reparle, et qu’on en parle encore), pour la dénonciation du négationnisme, quel qu’il soit, dans n’importe quelle société ou temporalité. L’univers est très cohérent aussi, on en sait pas mal dessus malgré la longueur courte du livre, et comme d’habitude la maîtrise de la narration, du suspense et des intrigues est tout à fait bonne, rien à redire.
Des bas concernant le héros qui dans l’ensemble ne m’a pas trop plu question caractère. Au début j’ai aussi dû retourner de deux pages en arrière parce qu’une ellipse n’était pas très claire. Les personnages sont dans l’ensemble peu attachants j’ai trouvé, sans être antipathiques non plus (sauf les « méchants »), ce qui colle quelque part assez bien avec l’ambiance plutôt oppressante. Je pense que le fait que le livre soit assez court a limité leur mise en valeur, aussi. Leur humanité est flagrante car c’est essentiel pour le livre, mais ce sont aussi et surtout des survivants qui ont vécu des moments difficiles, donc des personnages plus subtils que simplement à estampiller « gentils ». Quelque part j’aurais bien aimé que le livre soit plus long, justement pour mieux connaître les personnages secondaires.
Bref, une bonne lecture, mais qui ne m’a pas laissé une aussi bonne impression que d’autres livres de Fabrice Colin.

La Proie

De Michael Crichton. 2004. Thriller* scientifique/S-F d’anticipation. Excellente lecture.
Titre original : Prey.
laproieRésumé : « Personnalité des milieux high-tech de Silicon Valley, Julia dirige Xymos, une jeune société qui fabrique des nanoparticules, ces robots infiniment petits destinés à la recherche militaire. Depuis quelque temps, son comportement est étrange. Elle s’absente de plus en plus souvent, se cache pour téléphoner, se désintéresse de son bébé malade, prononce des phrases incohérentes… Jack, son mari, veut comprendre. Chercheur en informatique, il parvient à se faire embaucher par Xymos pour une mission de consultant. C’est là, dans un curieux complexe technologique au cœur du Nevada, qu’il va découvrir jusqu’où peut aller le génie et la folie des scientifiques. Seul, il devra affronter un prédateur que nul n’avait jusque-là imaginé.
Un prédateur petit, mais qui menace la planète. »
    De tous les Crichton que j’ai lus je pense que c’est celui qui se rapproche le plus du Parc Jurassique (ou Jurassic Park [deux titres français]), autant du point de vue de la tension et de la montée du suspense, que du déroulement du scénario. On (le lecteur) a toujours beaucoup de données, d’une part des informations très scientifiques, qu’ici j’ai eu un peu plus de mal à suivre parce que n’y connaissant vraiment rien en programmation, ni intelligence artificielle, ni nanotechnologies – néanmoins les détails que je n’ai pas bien suivis ne m’ont pas vraiment gênée dans ma lecture – d’autre part beaucoup d’informations narratives, qui amènent souvent le lecteur à comprendre ce qu’il se passe ou ce qu’il va se passer, au moins en partie, bien avant les personnages. Ce trait est assez typique de Crichton, l’intérêt de lire cet auteur réside surtout dans sa maîtrise du suspense et ses scénarios « en cascade », les évènements se précipitant dans une chaîne qui mène droit à une catastrophe, différente de forme et d’échelle selon ses romans.
En cherchant le résumé de la 4e de l’édition que j’ai lue (que je copie-colle à chaque fois, la flemme de tout taper ! :p), je lis que c’est le premier roman de Crichton écrit à la première personne. C’est probablement vrai, mais de mon point de vue la plupart de ses romans sont suffisamment centrés sur un seul personnage, au point de vue interne non omniscient, pour être assez immersifs sans recourir au « je ». En fait, ça ne m’a pas du tout frappée.
Les intermèdes « père au foyer » m’ont assez plu, mais encore une fois les gens qui s’extasient devant ce trait devraient (re)lire au moins Jurassic Park et Le Monde perdu (Crichton, pas Conan Doyle), et si je me souviens bien aussi Variété Andromède. Les personnages très humains chez Crichton sont justement là, je pense, pour mieux nous faire prendre conscience des dangers éventuels des dérives scientifiques, tout comme les personnages très froids, calculateurs qui se font détruire de manière horrible par leurs créations semblent être des sortes de modèles « voilà ce qui vous attend ET vous l’avez bien mérité ».
Cf aussi Invisible, de Fabrice Colin, sur les nanotechnologies.
* à la différence de « La stèle maudite », qui arborait fièrement un « THRILLER » sur sa couverture, sans vraiment de justification, « La Proie » mentionne sobrement « roman », alors qu’il peut être classé en « thriller ». Ne surtout pas chercher à comprendre. (blague à part je pense qu’on a besoin des éditeurs)

Liberté surveillée

De Oisín McGann. 2006. S-F anticipation jeunesse. Lecture très sympa.
Titre original : Small Minded Giants
libertesurveilleeRésumé : « XXIIIe siècle, la Terre est recouverte par les glaces. Quelque part dans le Pacifique Sud, un vaste dôme abrite la ville de Ash-Harbour. La Machine, gigantesque construction de fer et d’acier, y fournit aux hommes la chaleur vitale. A 16 ans, Sal a toujours entendu dire que les Horlogers, impitoyables gardiens de la Machine, n’existaient pas. Jusqu’au jour où sa vie de lycéen tranquille bascule : son père, accusé de meurtre, disparaît. Traqué, l’adolescent part à sa recherche dans les dédales de la cité. Une quête qui le conduit aux portes de la Machine où il découvre enfin la vérité. Mais à quel prix ? »
Une très bonne lecture S-F, plutôt complexe et bien rôdé pour un livre catégorie « jeunesse ». Les personnages sont tous plutôt bien développés (psychologie, caractère, place dans l’histoire), les intrigues et histoires entremêlées avec habileté, le ton juste. J’aurais juste voulu avoir quelques explications de plus sur l’univers, mais celles qui étaient données m’ont tout de même suffi à suivre l’histoire jusqu’au bout.

La Science-fiction (Que sais-je ?)

Par Jacques Baudou. 2003. Essai / livre-outil. Très bonne lecture.
SFCe livre est tout à fait ce que j’attends d’un Que sais-je ? : concis, clair (facile à lire), synthétique. Cette synthèse sur la S-F se propose surtout de définir le genre, par ses composants et thèmes associés, ses sous-genres, et aussi par anti-définition (ce que n’est pas la S-F) ; elle donne aussi beaucoup de titres et noms d’auteurs associés au genre, des origines aux années 2000 (livre publié en 2003).
Une lecture agréable et utile, qui m’a donné envie d’ajouter de la S-F à ma PàL prochainement 🙂
Bémols : c’est un Que sais-je ?, et en 91 pages on ne saurait être exhaustif. De mon point de vue il y a beaucoup de références, mais certaines personnes plus calées que moi font peut-être être frustrées de ne pas y voir figurer tous leurs auteurs favoris. De plus, l’étude elle-même est centrée sur la S-F aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France, et seulement vaguement (petits paragraphes) sur le reste de l’Europe.