La Volonté du Dragon

De Lionel Davoust. Critic, 2010. Fantasy. Excellente lecture. [165 p.]

Illustrations : couverture Cyrielle Alaphilippe, intérieures Frédéric Navez

lavolontedudragonRésumé : « Une reine dont les yeux émeraude lisent l’avenir… Un enfant-roi, passablement fou, gardien d’un savoir oublié… Du déroulement de leur partie d’échecs pourrait bien se décider l’issue de la guerre… Entre les derniers royaumes libres et les forces d’invasion de l’Empire d’Asreth se dresse l’imprenable Qhmarr, petit pays à peine sorti de l’ère médiévale. Gouverné par un roi trop jeune et un conseiller trop confiant, il ne devrait représenter dans le plan de conquête de l’Empire qu’une note de bas de page. Et alors que le généralissime D’eolus Vasteth s’emploie à négocier les modalités d’une reddition diplomatique, déjà, aux portes de la capitale, se presse l’implacable armada… La conclusion du conflit ne fait aucun doute. D’une manière ou d’une autre, Qhmarr passera sous pavillon asrien. Pourtant, malgré la défaite annoncée, Vasteth découvre des dirigeants qhmarri inflexibles, prêts à confier le destin de leur nation à d’absurdes croyances ancestrales. À travers le défi lancé par l’enfant-roi, ce sont toutes les certitudes du généralissime qui vont se voir ébranlées, tandis que, sur la mer, les soldats meurent, simples pions sur un échiquier qui les dépasse…« 

Il y a des chroniques qui me hantent et me démangent en même temps, que je repousse tout en bavant à l’idée de les écrire, et celle-ci en fait partie. J’ai tellement de choses à raconter, à exprimer sur ces malheureuses 160 pages que je ne sais pas trop par quoi commencer.

Lire la suite

Publicités

Führer prime time

De Johan Heliot*. Éditions du Rocher, 2005. Novella SF. Bonne lecture. [119 p.]

*de son vrai nom Stéphane Boillot-Cousin. (Oui je suis comme ça, je dénonce)

 

fuhrerprimetimeRésumé : « Élixir ADN, l’émission phare de la chaîne NEVERSTOP, est régulièrement suivie par des milliards de téléspectateurs, partout sur la planète. Sa présentatrice, Shakira Miuy, a trouvé la recette du talk-show idéal, qui oppose sur les questions les plus diverses des Avatars historiques, en langage moins politiquement correct : des zombots. A savoir, les clones reconstitués des personnages les plus connus du XX° siècle, propriétés des États où reposent leurs corps et qui les louent aux riches médias pour renflouer leurs caisses vides. Ainsi le King, Elvis en personne, débat-il ce soir-là avec un certain Adolf Hitler… Tout aurait pu se passer normalement si un mystérieux commando terroriste, le Front de libération des avatars historiques, n’avait donné l’assaut des studios et enlevé le zombot d’Hitler. Cusco, l’assistant particulier de Shakira, va voir son existence basculer suite à ce rapt inédit, et plonger au cœur d’une machination où s’affrontent l’intérêt des vieilles nations et celui, bien entendu,du Citizen Kane de l’époque, Georges Bauer. Autant dire qu’éthique et déontologie sont des termes oubliés depuis belle lurette…« 

Lire la suite

De l’arsenic pour le goûter

De Robin Stevens. Flammarion, 2017. Policier jeunesse. Très bonne lecture. [345 p.]

Série : Les enquêtes trépidantes du club de détectives Wells & Wong, T.2

Titre original : Arsenic for Tea, 2015 ; trad. de Faustina Fiore

arsenicgouterRésumé : « «Je n’aimais pas du tout ce grossier Mr Curtis, et d’après les vibrations de colère que je percevais chez Daisy, j’ai compris qu’elle partageait mon opinion. Son rire contenu, comme s’il lançait des plaisanteries que les autres ne pouvaient pas comprendre… Les joues roses de Lady Hastings… Pas de doute, il se passait quelque chose.» Nouvelle affaire pour les détectives privées Daisy et Hazel ! Daisy fête son anniversaire avec la famille au grand complet dans sa maison de Fallingford. Mais l’ambiance est étrange : M. Curtis, un invité surprise que tout le monde déteste, ne semble vraiment pas digne de confiance. Le thé est servi, M. Curtis tombe gravement malade, empoisonné. Que s’est-il passé ? Difficile d’enquêter quand on imagine que tout le monde a une bonne raison d’être coupable…« 

Je remercie les éditions Flammarion jeunesse pour cet envoi bien choisi !

C’est au terme d’une journée assez éprouvante que j’ai découvert avec plaisir ce sympathique ouvrage dans ma boite aux lettres, la suite d’un premier opus qui rentrait tout à fait dans mes goûts et que j’ai trouvé très bien écrit.

Lire la suite

Les Chroniques des Féals

De Mathieu Gaborit. Bragelonne, 2006. Fantasy. Bonne lecture. [597 p.]

Les-chroniques-des-FealsRésumé : « Il est un endroit légendaire, au cœur de l’Empire de Grif’, dont on ne parle qu’à voix basse : la Tour Ecarlate. Un donjon de pierre rouge entouré de crainte et de mystère. Cette tour est la demeure des phéniciers. Ces mages, depuis la nuit des temps, gardent un terrible secret qui s’avérera vital dans la guerre qui s’annonce. Januel est l’un d’eux. Il a été choisi pour faire renaître le phénix de l’empereur, afin de sceller l’alliance des royaumes contre leur ennemi surgi du domaine des morts : la Charogne. Mais c’est un drame qui attend le jeune homme et qui le jette sur les routes, seul face à son destin…« 

Une nouvelle expérience de lecture pour moi : la découverte du roman qui a inspiré un jeu de rôle auquel j’ai participé auparavant !

Lire la suite

Cthulhu !

De Patrick Marcel. Les moutons électriques, 2017. Docu-fiction. Très bonne lecture. [220 p.]

Première édition sous le titre Les Nombreuses vies de Cthulhu, 2009.

Illustré par Melchior Ascaride ; collection La bibliothèque des miroirs.

les moutons électriques cthulhu! marcelRésumé : « Cthulhu, nom chuchoté dans des chroniques obscures et réprimées, révéré par des sectes sanglantes et occultes, répété par des initiés rares et apeurés, hurlé par des témoins condamnés et terrifiés. Dieu démon effroyable, grand prêtre de la restauration d’un ordre ancien du monde, monstrueux titan venu d’ailleurs, envahisseur absolu qui s’insinue jusque dans les rêves… Par sa brève et terrible émersion de 1925, Cthulhu marque une date dans la prise de conscience par l’homme de sa fragilité dans l’univers, de sa vulnérabilité sur une planète dont il s’imaginait le maître. Hasard ou nécessité, Cthulhu, en laissant éclater au grand jour un danger qui n’appartenait qu’à la légende, devient le héraut d’un bouleversement général et radical des mentalités, du passage des mythes à la réalité, de la superstition à la pensée scientifique, du monde newtonien à l’univers einsteinien, d’une pensée assurée et globalisatrice au doute de la relativité.« 

Si je ne suis pas certaine d’être tout à fait comblée par cette couverture verdâtre et simpliste aux tentacules crénelés disparates, je note des bubons en relief sous mes doigts et je trouve ça cool !

Lire la suite

Le Mystère de Lucy Lost

De Michael Morpurgo. Gallimard, 2017. Roman historique jeunesse. Très bonne lecture [388 p.]

Collection Folio Junior.

Illustration de François Place (couverture).

Titre original : Listen to the Moon, 2014 ; traduit par Diane Ménard.

lucylostRésumé : « Mai 1915. Sur une île déserte de l’archipel des Scilly, un pêcheur et son fils découvrent une jeune fille blessée et hagarde, à moitié morte de faim et de soif. Elle ne parvient à prononcer qu’un seul mot: Lucy. D’où vient-elle? Est-elle une sirène, ou plutôt, comme le laisse entendre la rumeur, une espionne au service des Allemands? De l’autre côté de l’Atlantique, le Lusitania, l’un des plus rapides et splendides paquebots de son temps, quitte le port de New York. À son bord, la jeune Merry, accompagnée de sa mère, s’apprête à rejoindre son père blessé sur le front et hospitalisé en Angleterre…« 

Alors pour commencer je râle : on dit merci au résumé français qui nous pourrit toute l’intrigue, oui toute. Morpurgo instille du mystère, ne dit pas tout, et même si le lecteur adulte devine assez vite les tenants et aboutissants de l’intrigue j’aurais apprécié tenir le suspense un poil plus longtemps.

Lire la suite

Who’s Horrible in History

De Terry Deary. Scholastic, 2009. Historique humoristique jeunesse. Bonne lecture. [80 p.]

Illustrations de Martin Brown.

whoshorribleRésumé : « The book you’ve all been waiting for – the Horrible Who’s Who! Discover the merciless miscreants and ruthless rogues who made the past such a perilous place! In his laugh-out-loud compendium, Terry Deary names and shames fifty of history’s all-time vilest villains, from gruesome grave-robbers to the beastly ‘Blood Countess’. The book is stuffed with colour pictures, putrid profiles, nasty newspaper articles, despicable diary entries and even some stomach-churning Sticky End fact files. BEWARE! You won’t find any nice, caring, boring people in here. Only awesomely evil, totally HORRIBLE ones! »

Je rempile avec un titre de Terry Deary et si vous me passez la rime I’m slightly getting weary. Attention, je ne dis pas que cette série se fatigue à la longue ou qu’elle perd en qualité, mais plutôt qu’à force de lire plusieurs titres de cette collection l’humour qui forcément ne se renouvelle pas tant que ça, formule oblige, ne m’amuse plus autant qu’au début.

Lire la suite

L’Effet Domino

De François Baranger. Bragelonne, 2017. Thriller. Très bonne lecture. [570 p.]

l-effet-domino-794457Résumé : « Paris, 1907. Un mystérieux « tueur à répétition » fait trembler la capitale en s’attaquant à l’entourage de personnalités célèbres et aux policiers qui enquêtent sur son cas. En plus de la terreur, il sème derrière lui de curieux symboles ésotériques et, dans la gorge de ses victimes, un domino double. La presse accuse « Double Six », un ancien bagnard au torse tatoué, dont la rumeur dit qu’il aurait plusieurs vies. Le préfet Lépine confie l’affaire à l’inspecteur Lacinière, un Rennais sans attaches ni famille, qui monte une petite équipe constituée d’une jeune femme noble aux élans féministes et d’un jeune agent qui n’a pas froid aux yeux. Lacinière est convaincu que Double Six n’est pas le coupable. Pour le prouver, il doit retrouver sa trace entre chien et loup, dans le Paris du début du XXe siècle, et résoudre les énigmes que le véritable tueur élabore à son intention.« 

J’avais croisé François Baranger aux Imaginales 2015 et j’avais un peu discuté avec cet illustrateur-auteur qui se trouvait aussi jouer à Diablo III. Je n’ai pas lu son dyptique Dominium Mundi (le space-op ou assimilé n’est pas spécialement ma tasse de thé, mais il a d’excellentes critiques donc je me lancerai peut-être un jour) mais en tant qu’illustrateur, notamment de couvertures de livres et de concept-art (films, jeux vidéos), j’ai déjà pu apprécier son travail. C’est d’ailleurs lui qui illustre ses propres livres.

Lire la suite

Moi, Cthulhu

De Neil Gaiman. La Clef d’Argent, 2012. Nouvelle humoristique. Bonne lecture. [47 p.]

Collection Fhtagn, Pastiches et hommages lovecraftiens

Titre original : I, Cthulhu, 1986 ; traduit, introduit et annoté par Patrick Marcel

moi-cthulhuRésumé : « «Je n’ai jamais connu mes parents. Mon père a été dévoré par ma mère sitôt qu’il l’a eu fécondée et elle, à son tour, a été dévorée par moi, à ma naissance. C’est mon premier souvenir, d’ailleurs. M’extirper de ma mère, avec son goût faisandé encore sur mes tentacules…» Cthulhu par lui-même! La plus célèbre création du maître de l’horreur, H.P. Lovecraft, se livre sans détours et dévoile ses origines dans ce document unique qui paraît ici pour la première fois accompagné des indispensables notes d’un spécialiste du Mythe, Patrick Marcel (Les nombreuses vies de Cthulhu), qui en a également assuré la traduction.« 

Un court texte trouvé dans la bibliothèque d’un ami, lu le matin de… mais oui ! La suite de nos péripéties vers l’Antarctique [L’Appel de Cthulhu, jeu de rôle, campagne : Les Montagnes Hallucinées].

Lire la suite

Sans parler du chien

De Connie Willis. J’ai Lu, 2003. SF humoristique. Bonne lecture. [574 p.]

Titre original : To Say Nothing of the Dog, 1997. Traduit par Jean-Pierre Puigi.

sans-parler-du-chienRésumé : « Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d’historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour voyager dans le temps. Ned Henry, l’un deux, effectue ainsi d’incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d’informations sur la cathédrale de Coventry, détruite par un raid aérien nazi. Or c’est à ce même Henry, épuisé par ses voyages et passablement déphasé, que Dunworthy confie la tâche de corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues, qui a sauvé un chat de la noyade en 1888 et l’a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Or l’incongruité de la rencontre de ce matou voyageur avec un chien victorien pourrait bien remettre en cause… la survie de l’humanité !« 

J’ai eu une expérience très bizarre avec cette lecture.

Connie Willis est une auteure dont j’entends énormément parler depuis quelques années (depuis que j’ai mon blog en fait), toujours en bien voire en très élogieux, et j’étais très contente que Lynnae me prête son exemplaire du titre susmentionné même si le titre ne m’inspirait guère et que je n’avais fichtrement aucune idée de quoi ça pouvait parler.

Lire la suite