Le Monde secret de Sombreterre, T1 : le Clan perdu

De Cassandra O’Donnell. Flammarion, 2016. Fantasy jeunesse. Bonne lecture. [202 p.]

Illustrations de Jérémie Fleury.

sombreterre1Résumé : « Orphelin, Victor n’est pas un garçon comme les autres. Il parle avec les fantômes et voit des choses que personne d’autre ne perçoit. Quand la jolie et captivante Alina fait irruption dans sa classe avec son horrible monstre invisible sur son épaule, le monde de Victor est bouleversé. Qui est-elle ? D’où lui viennent ses étranges et terribles pouvoirs ? Et surtout, pourquoi a-t-il l’impression de la connaître et qu’un lien ancien et magique les relie l’un à l’autre ?« 

Lu dans le cadre d’un partenariat avec Flammarion jeunesse.

Si je connaissais Cassandra O’Donnell de nom et que je l’avais même croisée un jour sur un salon je n’avais encore rien lu d’elle. Lorsque les éditions Flammarion, que je remercie, m’ont proposé de découvrir cette saga jeunesse qui avait l’air tout à fait sympathique je me suis dit que c’était l’occasion.

Lire la suite

Publicités

Parleur, ou les chroniques d’un rêve enclavé

De Yal Ayerdhal. J’ai Lu, 1997. Utopie/Fantasy. Excellente lecture. [376 p.]

Illustration : Gilles Francescano

jl4317-1997Résumé : « «Il est arrivé un matin, au petit matin, le cinquième jour de la fermentation, quand le miel prend sa première amertume. C’était l’année où le Prince adouba son aîné, l’année où il lui confia la ville pendant qu’il guerroyait pour son Roi sur d’autres rivages. Il est arrivé avec le vent de mer, un havresac au bout du bras droit, le chat sur l’épaule gauche.» C’est ainsi que Vini, l’épistolière, recueille Parleur et le présente à ses amis : Mescal le magicien, Halween la Mante, Gabar l’Ours, Teng le Gros, Qatam le guerrier, le Vielleux… C’est ainsi depuis des siècles sur la Colline, sous le joug des Princes de Macil et de la Citadelle… Parce qu’on naît pauvre et qu’on le reste, en redoutant la Garde et les questeurs d’impôts, en tremblant devant le Prévost ou le Connétable, en agonisant doucement. C’est ainsi, mais le frère de Vini écrivait que ce ne pouvait pas toujours l’être. Et Parleur dit que cela doit changer. »

J’ai entamé cette lecture directement après Techno Faërie car cela me semblait cohérent, les deux auteurs ayant été compagnons de vie jusqu’au décès récent d’Ayerdhal, l’année dernière. Je me rappelle d’un grand monsieur avec plein de cheveux, vu de loin aux Imaginales une année. J’avais trouvé ce livre en occasion, il y a déjà un moment, il traînait dans ma PàL avec plein d’autres, c’était le moment de le sortir.

Lire la suite

Techno Faerie

De Sara Doke. Les Moutons électriques, 2016. Recueil de textes + encyclopédie. Excellente lecture. [346 p.]

Illustration de couverture de Melchior Ascaride.

technofaerieRésumé : « Les fées existent, bien sûr, et elles sont de retour ! Les fées ont cessé de se cacher des hommes : elles sont revenues et bon an mal an l’univers de la Faerie s’est intégré à la société technologique. Depuis les premiers contacts d’enfants-fae avec la civilisation de l’automobile jusqu’aux premiers voyages spatiaux, ce livre conte l’histoire d’une évolution différente de notre monde. L’auteur, Sara Doke, vit à Bruxelles et est traductrice. La poésie puissante de son inspiration, l’originalité de sa vision d’un monde soudain enrichi des faes, sont saisissantes. Avec des documents, des fiches couleur sur les 88 principales faes et de nombreuses illustrations, par Bigot, Booth, Calvo, Cardinet, Caza, Ellyum, Fructus, Gestin, Jozelon, Larme, Malvesin, Mandy, Muylle, Nuncq, Tag, Verbooren, Zandr et Zariel.« 

Lu dans le cadre d’un partenariat

Je suis largement sortie des sentiers battus au cours de cette lecture, ai parcouru le livre un peu dans tous les sens – revenant en arrière, goûtant une citation ici, une phrase là avant de reprendre ma lecture, l’entrecoupant de coups d’œil vers l’encyclopédie en piochant des pages au hasard. Je me suis aussi assez éloignée de ce que j’ai l’habitude de lire sur les Fées/Faes, les (Daoine) Sidhe, le Peuple ou quelque soit l’appellation qu’on utilise pour les nommer, et c’était formidable.

Lire la suite

My Favorite Fantasy Story

Ed. by Martin H. Greenberg. Daw, 2000. Recueil de nouvelles. Bonne lecture. [423 p.]

mffsRésumé : « Who do today’s top fantasy writers read–and why? This was the question posed to some of the most influential authors in the field today. This book is their answer. Here are seventeen of the most memorable stories in the genre, each one personally selected by a well-known writer, and each prefaced by that writer’s explanation of his or her choice. Here’s your chance to enjoy familiar favorites, and perhaps to discover some wonderful new treasures. In each case, you’ll have the opportunity to see the story from the perspective of a master of the field.« 

J’étais très enthousiaste à l’idée de lire cette anthologie, à la fois parce que je n’ai pas beaucoup lu de choses livres en anglais cette année et aussi parce que le thème et le principe me paraissaient très sympas. Cependant j’ai eu quelques difficultés à arriver au bout de ce livre.

Lire la suite

Dragon de glace

De G. R. R. Martin. Flammarion, 2015. Fantasy jeunesse. Très bonne lecture. [116 p.]

Titre original : The Ice Dragon, 1980.

Illustrations : Luis Royo.

dragondeglaceRésumé : « Adara ne se souvient plus de sa première rencontre avec le dragon de glace. Pour la petite fille, il a toujours fait partie de sa vie. Cette créature terrifiante ne laisse dans son sillage que le froid et la désolation. Pourtant, Adara ne le craint pas car elle est née durant l’hiver le plus glacial qui ait jamais existé. Mais l’année de ses sept ans, des dragons de feu venus du nord ravagent le paisible hameau où elle vit. Adara et son dragon de glace sont les seuls à pouvoir ramener la paix et sauver le monde de la destruction.« 

Lu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Flammarion

Lorsque j’ai vu cet ouvrage dans la dernière sélection de Flammarion, j’ai un peu hésité : certes, c’était du G. R. R. Martin, auteur avec lequel j’ai entamé une déjà trop longue relation de déceptions et d’incompréhensions ; cependant j’ai toujours adoré les contes et récits pour la jeunesse basés sur de la Fantasy, sans quasiment aucune déception dans ce genre ; et l’illustration m’a tout de suite beaucoup plu. J’ai donc décidé de retenter ma chance sur ce titre !

Lire la suite

Janua Vera

De Jean-Philippe Jaworski. Folio SF, 2015. Nouvelles Fantasy. Excellent. [488 p.]

Première édition aux Moutons Électriques, 2007.

A 46426-Janu vera.inddRésumé : « Né du rêve d’un conquérant, le Vieux Royaume n’est plus que le souvenir de sa grandeur passée… Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l’assassin trempe dans un complot dont il risque d’être la première victime, Ædan le chevalier défend l’honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries… Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain…
Jean-Philippe Jaworski met une langue finement ciselée au service d’un univers de fantasy médiévale d’une richesse rare. Entre rêves vaporeux et froide réalité, un moment de lecture unique. Janua vera a été récompensé par le prix du Cafard Cosmique 2008.« 

J’ai acheté ce recueil de nouvelles par curiosité au départ – c’est la première fois que je lis du Jaworski et, si l’on m’en a dit du plus grand bien ici et là j’avais surtout envie de découvrir son monde Fantasy celtique (ou est-ce ainsi que je me l’imagine sans avoir pour le moment mis le nez dedans) de sa saga Rois du Monde. L’univers de Gagner la Guerre, dans lesquelles ces nouvelles sont d’après ce que j’ai compris bien plus ancrées même si elles ne le sont peut-être pas toutes, je n’en sais trop rien, ne me tentait pas trop au départ.

Lire la suite

Le Post-apocalyptique

[Collectif]. ActuSF, 2013. Essai. Très bonne lecture. [90 p.]

Collection(s) : La Maison d’Ailleurs

43777Résumé : « Le post-apocalyptique est un genre relativement connu, principalement grâce aux innombrables productions cinématographiques hollywoodiennes qui sont apparues sur nos écrans cette dernière décennie. Or, il serait terriblement réducteur d’imaginer que seuls Le Jour d’après, La Route, 2012 et autre After Earth sont représentatifs d’une tradition aussi ancienne que diversifiée. Afin de mieux saisir la spécificité et la richesse de cette esthétique, la Maison d’Ailleurs a confié à quatre spécialistes le soin de proposer des points de vue inédits sur ces récits faisant la part belle aux zones et, surtout, à la manière dont les humains tentent de reconstruire une société digne de ce nom après la catastrophe. Quatre essais, une sélection iconographique exceptionnelle : le post-apocalyptique dévoile ses secrets.« 

Récemment j’ai réalisé que ça n’allait pas faire très loin d’un an que j’avais reçu ce livre de la Faquinade à l’issue de la session 2014 de Août, Nouvelles coûte que coûte. Étant en plus plutôt dans des lectures SF en ce moment, je me suis dit que c’était un bon moment pour le sortir de ma PàL.

Lire la suite

Contrepoint

Présenté par Laurent Gidon. ActuSF, 2012. Nouvelles S-F. Très bonne lecture. [131 p.]

Collection Les Trois Souhaits.

contrepoint_FINALRésumé : « Peut-on écrire des histoires dans lesquelles il n’y aurait ni guerre, ni conflit, ni violence ? Un vrai défi qu’ont relevé avec talent, sensibilité et humour neuf des plus belles plumes de l’imaginaire en France sous la direction de Laurent Gidon.« 

J’ai récupéré ce petit ouvrage dans le désherbage de Lynnae, pas spécialement échevelée à l’idée de le lire au départ, d’abord parce que je n’avais pas lu les noms d’auteurs qui composent ce recueil (qu’en fait j’avais plutôt bien envie de découvrir concernant plusieurs), et aussi très fortement à cause de la couverture que je trouve extra-moche, parce qu’en fait je déteste ce style tout court, ça n’a rien de personnel envers l’illustrateur (Roberlan Borges).

Lire la suite

Le Roi des elfes

De Philip K. Dick. Folio SF, 2010. Nouvelles, imaginaire. Très bonne lecture. [315 p.]

Titres originaux : The Builder, 1953 ; The King of Elves, 1953 ; The Cookie Lady, 1953 ; The Golden Man, 1954 ; If There Were No Benny Cemoli, 1963 ; Waterspider, 1964 ; The War With the Fnools, 1964 ; The Exit Door Leads In, 1979 ; Chains of Air, Web of Aether, 1980.

roideselfesRésumé : « Rien n’avait préparé Shadrach Jones à voir arriver le roi des elfes et sa suite au grand complet dans sa station-service. Et pourtant, aussi incroyable que cela paraisse, il est bien là, devant lui, et plutôt mal en point. / Les derniers mutants qui menacent encore la Terre sont traqués à mort. Mais Cris Johnson, cet homme intégralement doré et à la beauté divine, peut-il être un monstre? / Ernest Elwood est plutôt rêveur, ces derniers temps. Rien d’autre ne semble l’intéresser que la construction de son bateau, comme s’il était manipulé. En neuf nouvelles, Philip K. Dick montre une fois de plus toute l’étendue de son talent, qu’il aborde la science-fiction, le fantastique et même, sans doute pour la seule fois, la fantasy.« 

J’avais au départ acheté ce recueil pour mon compagnon (anniversaire), mais le format nouvelles ne l’avait pas plus branché que ça. De mon côté je comptais bien le lire un jour, autant parce que K. Dick reste une référence en matière de SF, et ce livre-ci en particulier, comme les Chroniques martiennes de Bradbury auxquelles il m’a fortement fait penser, bien que les deux auteurs n’aient pas le même style, que parce que le résumé et la couverture m’intriguaient fortement… Le CRAAA était une bonne occasion de sortir ce petit poche argenté de ma bibliothèque et me laisser enchanter par les petites mais savoureuses histoires de cet écrivain à la créativité florissante.

Lire la suite

Les Cantos d’Hypérion 2 : La Chute d’Hypérion

De Dan Simmons. Pocket SF, 1992. Science-fiction. Excellente lecture. [300 + 346 p.]

Titre original : The Hyperion Cantos – The Fall of Hyperion, 1990.

/!\ Spoilers sur la première partie (cachés) dans le résumé.

hyperionRésumé : « L’Hégémonie gouverne plus de trois cents mondes. Quant aux Extros, ils ont pris le large après l’Hégire. Reviendront-ils ? Un de leurs essaims, depuis trois cents ans, se rapproche d’Hypérion. Les habitants de cette planète ont fini par devenir nerveux ; ils réclament l’évacuation. Pour l’Hégémonie, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Mais, sur la même planète, on annonce l’ouverture prochaine des Tombeaux du temps. Le Techno-Centre n’arrive pas à produire des prévisions fiables à ce sujet. Alors, l’Hégémonie agit : elle envoie sept pèlerins sur Hypérion. Drôles de pèlerins ! Celui-ci n’arrive pas à se débarrasser d’un parasite de résurrection ; celui-là écrit un poème qui, selon lui, infléchira le cours des événements. Deux d’entre eux veulent tuer le gritche ; un autre hésite à lui sacrifier sa propre fille, qui naîtra dans trois jours. Et le dernier semble trahir tout le monde, ce qui étrangement ne trouble personne. Bref, l’Hégémonie en fait le minimum ; qu’est-ce qui se cache là-dessous ?« 

J’aime beaucoup le style des couvertures de l’ensemble du cycle ; la première est clairement le (Tombeau du) Sphinx tel que décrit dans le livre, avec cette singularité familière ; cependant je ne vois pas ce que vient faire ici un archer dénudé, bien que bel homme !

Lire la suite