Mucha

De Tomoko Sato. Taschen, 2015. Documentaire. Très bonne lecture. [96 p.]

muchaRésumé : « Par son trait plein de grâce et ses détails floraux, l’artiste tchèque Alphonse Mucha (1860-1939) a défini le style visuel du tournant du siècle. Avec leurs nuances pêche, or, ocre et olive évocatrices, ses compositions séduisantes de motifs, de fleurs et de superbes femmes sont devenues des paradigmes des années Belle Époque. L’oeuvre de Mucha imprègne l’illustration, les affiches, les cartes postales et le design publicitaire de son époque. Ses fascinantes affiches de la grande artiste Sarah Bernhardt comptent parmi ses plus célèbres réalisations. Parallèlement à ses oeuvres décoratives, Mucha s’est consacré à défendre des convictions politiques. À travers le cycle monumental L’Épopée slave, il a exprimé son fervent soutien au panslavisme, plaidant pour l’indépendance politique des nations tchèques et slaves faisant partie de l’Empire austro-hongrois. Réalisé en collaboration avec la Fondation Mucha, ce livre met en avant des oeuvres-clefs de Mucha et présente sa création artistique dans toute sa richesse, de ses décorations aux mille motifs à ses illustrations, ses affiches, ses photographies jusqu’à ses peintures monumentales.« 

Lorsque cet été j’ai un jour eu l’imprudence de faire remarquer que le nom de « Mucha » ne me disait rien (même si son trait « Art Nouveau » est très reconnaissable et que je me souvenais bien avoir vu ces copies d’affiches de femmes élégantes portant souvent robes à volutes et couronnes de fleurs), on m’a prêté ce livre pour ma culture générale. 🙂

 

Un mot sur le format pour commencer : je dirais qu’il est parfait pour les amateurs ; je ne me prononcerai pas concernant les experts puisque je n’en fais pas partie. J’ai en tous cas eu le plaisir de découvrir l’artiste de manière, m’a-t-il semblé, plutôt approfondie, sans me noyer non plus ni dans les détails ni dans le volume d’informations fournies, mais sans me sentir limitée à une synthèse maigrelette non plus.

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Une petite centaine de pages permettent de présenter efficacement la vie d’Alfons Mucha, son évolution et sa formation artistique de sa Moravie [République tchèque] natale à Paris, puis Prague, en passant notamment par New-York ; sa famille ; son engagement ; son accomplissement enfin.

Comme je disais je ne connaissais pas du tout cet artiste hormis sa période et son travail d’affichiste ; si les panneaux verticaux de réclame théâtrale ou ses affiches plus petites pour certains produits de consommation ont en effet constitué une partie non négligeable de son oeuvre et de son gagne-pain j’ai été intéressée d’apprendre que, comme pas mal de compositeurs au sens large, sa célébrité à titre posthume se trouverait focalisée sur autre chose que les passions et objectifs qui l’auraient réellement motivé sa vie durant. Par exemple il est entré en franc-maçonnerie assez jeune et y a trouvé des valeurs qui lui ont plu et qu’il a suivi toute sa vie (il a d’ailleurs contribué fortement à la renaissance du mouvement dans son pays), en adéquation notamment avec ses croyances religieuses fortes héritées de sa famille et culture morave qui lui ont aussi inspiré plusieurs œuvres majeures ; il a également été un patriote dans l’âme pendant toute son existence, bien que son statut d’expatrié lui ait coûté en partie – ou parfois failli lui coûter – la reconnaissance de ses compatriotes. Cela ne l’a pas empêché de concevoir et réaliser une série de 20 grands tableaux intitulée L’Épopée slave, qu’il considérait (et on peut facilement tomber d’accord) comme sa pièce maîtresse, et qu’il a d’ailleurs achevée vers la fin de sa vie. Pétri de valeurs humanistes, il aurait aimé voir l’harmonie se diffuser en Europe et une « Grande Slavie » renaître de ses cendres, et faire refleurir son folklore et sa culture, notamment après la guerre 1918. Malheureusement il se fera arrêter en 1939 précisément à cause de ses convictions et activités, déjà vieux, et mourra des suites de son interrogatoire.

Vous pouvez admirer une bonne partie de ses œuvres sur la page Wiki anglaise.

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5 réflexions au sujet de « Mucha »

  1. Je ne connaissais pas du tout la fin de ce peintre que j’apprécie énormément. L’art nouveau on n’en parle pas assez alors que c’est un mouvement artistique hyper significatif de la fin du XIX je trouve.

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