Le Bonhomme de neige

De Jo Nesbø. Folio policier, 2008. Thriller. Très bonne lecture. [584 p.]

Une enquête de l’inspecteur Harry Cole (7e opus).

Titre original : Snømannen, 2007 ; traduit du norvégien par Alex Fouillet

Le-bonhomme-de-neige-Jo-NesboRésumé : « Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait son apparition, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués vers les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu ; seule reste une écharpe rose autour du cou du bonhomme de neige… Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n’ont plus donné signe de vie le jour des premières neiges. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d’autres victimes. D’une sobriété étonnante, l’inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L’enquête le conduira jusqu’au gouffre de la folie.« 

Autant j’avais eu un peu de mal avec le tout premier volet des enquêtes de l’inspecteur Cole, l’Homme chauve-souris, autant j’ai adoré celui-ci, que j’ai ramené de chez mon oncle après mon passage à Paris en septembre dernier.

On a toujours, comme je l’expliquais, une atmosphère sombre et un héros torturé qu’on suit dans son quotidien (famille, amours, alcool) autant que dans ses enquêtes, mais qui m’a bizarrement beaucoup plus plu ici. En effet sous ses dehors de vieille brute alcoolisée c’est un très bon enquêteur, il est observateur et en fait assez finaud.

Le principe du tueur aux bonhommes de neige m’a en même temps intriguée et intéressée avec cette dualité d’horreur et d’innocence. Si je n’ai pas mordu (je ne mors plus, je crois bien !) à la fausse piste de milieu de roman et que je n’ai pas été très très étonnée de l’identité du tueur – l’auteur ayant recours à une ficelle que j’avais déjà vue !, je ne me suis pas non plus ennuyée au cours de l’enquête, qui offre au lecteur de multiples rebondissements et avancées pas à pas.

J’ai aussi été très prise par le quotidien de ce bonhomme qui se bat contre ses propres démons, perd des batailles mais pas la guerre, emmerde copieusement ses chefs (je vous avais dit que c’était un Vimaire ? oui je sais c’est l’inverse, Vimaire est inspiré de ce type de personnage 😉 ), râle et peste et provoque son petit monde à tour de bras, mais finit par arrêter l’assassin. Du coup ces moments-là ne sont pas ennuyeux du tout, d’autant plus que s’ils entrecoupent fréquemment l’enquête ils ne sont pas bien longs non plus. J’ai particulièrement apprécié les quelques scènes avec les médias, c’était très drôle et plutôt convainquant.

Le fait que l’histoire se passe en Norvège m’a aussi beaucoup plu, on est dans une certaine ambiance qui n’est pas celle ni du polar british ni du français, ça change et le traducteur nous apporte quelques informations sur le système et la norwegian way of life. Je ne me suis pas du tout sentie perdue alors que je ne connais rien au pays ou presque.

Que ce soit dû à la plume de l’auteur, à l’efficacité de l’intrigue ou aux personnages très vivants, je n’ai pas lâché ce thriller avant d’arriver à la toute dernière page.

Pour information, le livre a été adapté au cinéma sous le même titre fin 2017 par Tomas Alfredson : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=198938.html, avec un casting plutôt impressionnant !

 

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2 réflexions au sujet de « Le Bonhomme de neige »

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