Imaginales 2016

affiche_imaginales16Fin mai, comme chaque année, je me réserve le week-end pour aller aux Imaginales à Épinal, seul salon de l’imaginaire que je visite pour le moment pour des questions de proximité géographique. (Et puis c’est vachement bien)

Cette année ça a été un peu la course car nous étions en plein déménagement, de telle sorte que nous avons finalement emménagé le week-end juste après les Imaginales – ce qui veut dire moins de temps à la fois pour s’organiser pour le festival, moins de temps pour lire avant et après…

Finalement je souffle enfin un peu et la salle de bains est enfin complètement repeinte (l’ancien locataire avait fait un beau travail de salopiaud entre parties non peintes et parties qui débordaient largement, le tout non homogène en terme de couche, avec en plus une couleur dégueulasse entre le prune et le caca d’oie qui donnait plus ou moins envie de se noyer dans la baignoire, ou de sacrifier des chatons au Grand Cthulhu). Bref, je souffle et j’en profite pour reprendre lectures et chroniques, ce qui est bien agréable.

Ceci dit j’ai quand même bien profité des Imaginales : si je m’y suis prise à la dernière seconde et que je n’ai par conséquent pas pu croiser de copinautes (j’ai juste aperçu Mélisende du Bazar de la Littérature, de loin – mais je ne connais pas trop de monde « en vrai » et il y a trop de foule pour que ne rate personne de toutes façons, du moins sans se concerter avant), j’ai cette fois-ci prévu un jour et demi sur le site au lieu d’un seul jour comme d’habitude, et cela a changé la donne !

En effet pour une fois j’ai pu assister à plusieurs conférences en plus de faire le tour de la Bulle du livre (qui est le grand chapiteau où sont entassés rassemblés tous les auteurs – non, en vrai ils ne sont pas trop entassés tout de même ! 🙂

[Les références aux conférences sont basées sur mes souvenirs et ressentis – ils peuvent ne pas être exacts ou tout à fait subjectifs. Pour plus de détails je vous invite à aller rechercher les rediffusions en ligne, quand je ne les ai pas intégrées]

pontepinal

Épinal, sa rivière (Moselle) et ses chouettes ponts qui la traversent, dont un toujours décoré des affiches de toutes les Imaginales

Lorsque nous sommes arrivés le samedi midi nous sommes retournés au Bagatelle, un des nombreux points de restauration rue des Petites Boucheries. La table d’à côté était pleine d’auteurs/autres exposants que je ne connaissais pas. J’en ai revu quelques-uns au festival, mais je n’ai pas retenu les noms ! Par contre je suis quasiment sûre d’avoir reconnu Pierre Dubois à l’intérieur.

bagatelle

Vues de la terrasse : à gauche vers le centre-ville, à droite vers l’espace Cours (où l’on voit d’autres restaurants)

Ensuite sitôt arrivés à l’espace Cours, lieu du festival, je suis allée prendre un programme à l’accueil des Imaginales pour revoir mon pré-planning de conférences : j’avais un peu regardé ce qu’il y avait, mais je n’étais pas sûre encore de mes choix ni de ce qui allait être possible.

Nous avons finalement attrapé, presque à l’heure, « Les mondes-univers… de l’imaginaire« , avec Vincent Ferré, Régis Goddyn, Christian Léourier, mais sans Elisabeth Vonarburg. Je ne savais pas trop ce que j’attendais de cette conf’, c’était intéressant mais moins passionnant que je ne l’aurais pensé. Je n’avais lu aucun des ouvrages des auteurs présents sauf Ferré bien sûr, grand spécialiste de Tolkien en France, qui n’a d’ailleurs écrit aucune fiction et se faisait plutôt rapporteur du professeur anglais, alors que les autres intervenants parlaient de leur propre expérience d’auteurs. ^^ Néanmoins ce sont deux auteurs (Goddyn et Léourier) que je suis susceptible de lire un jour.

Ensuite j’ai fait un bon tour du festival en lui-même, les auteurs, éditeurs, festivaliers extérieurs. Il y avait beaucoup de nouveautés cette année, dont beaucoup m’ont passionnée ou intéressée :

alchibreizh.jpg

Les alchimistes steampunk bretons (j’ai oublié le nom exact de l’association – ça se finissait en Steampunk Breizh je crois)

A l’entrée le public se fait, s’il le souhaite, alpaguer par un commerçant-alchimiste-inventeur breton. Je salue leur talent d’impro ainsi que leur capacités à dire des choses insensées comme « tout le monde sait que la Bretagne c’est la meilleure région de France » sans rigoler.

exterieur

Ici on sert le thé dans l’herbe tandis que derrière le stand accueil l’équipe lorraine de Quidditch s’entraîne

Un peu plus loin une demoiselle à l’air sévère, engoncée dans un corset d’époque, fait la classe 1900 à de petits écoliers. D’autres personnes en costume d’un autre siècle proposent au visiteurs de reconnaître des oiseaux sur une planche photo, ou d’associer de bien curieux outils aux métiers qu’ils servaient. Un monsieur est en train de donner à voix haute toutes les réponses des oiseaux. Je souris, j’en aurais trouvé un bon paquet moi aussi, les outils m’intéressent plus car je connais moins et j’ai envie d’apprendre quelque chose. Je complète ma feuille de réponses en trois fois avec beaucoup de ratures, je ne suis pas sûre de moi mais justement c’est amusant d’essayer de deviner. Au moment où le monsieur me corrige, je me souviens que j’avais vu la grande « griffe » du bûcheron (que je n’avais pas du tout associée à ce métier) : dans Skyrim, quand je coupe des troncs à la scierie pour construire ma maison ! XD

Ensuite nous allons visiter la bulle sciences, en partenariat avec le planétarium d’Épinal :

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(Là, je viens de découvrir une fonctionnalité de WP)

 

La visite commence sur une exposition sur Jules Verne, un des pères de la science-fiction qui est encore fortement ancré dans la science pure ; puis il y a quelques ateliers pour les enfants, et un parcours sur les météorites. Avant de sortir je tombe sur un formulaire d’inscription pour une chasse à la météorite. Je signe pour dimanche, 14h.

Retour à la Bulle du Livre, pas mal d’achats, de dédicaces, de rencontres, deux anthologies achetées (2015 et 2016), un début de chasse aux dédicaces « antho » qui n’aboutira pas car finalement faire la queue devant tous les auteurs, y compris ceux que je n’ai jamais lus mais qui ont beaucoup de fans, ça me gonfle. Je reviendrai les voir quand moi aussi j’aurais des choses à dire ; faire 15-20 minutes de queue pour une simple signature ça n’a pas de sens pour moi.

Je vais voir dans les premiers Xavier Mauméjean, qui comme l’année dernière attend d’un air très posé, très aimable. J’ai envie de lui acheter un titre car Ganesha m’avait énormément plu, mais cet auteur me perturbe dans mes choix car il écrit des choses très variées, avec des couvertures que je trouve parfois repoussantes (American Gothic ! Quel horrible tableau ! Je l’ai toujours détesté), et sur des thèmes qui ne me tentent pas toujours ou me laissent perplexe. En même temps cela titille ma curiosité, d’autant plus à présent que je sais que j’apprécie son style. Je saisis un ouvrage avec le mot « dragon » dans le titre, mais il me déconseille de l’acheter car il s’agit en fait d’une suite. J’en saisis un autre et il me le déconseille car une nouvelle édition, augmentée et plus belle, va bientôt sortir pour le même prix. Je m’étonne à voix haute d’un auteur qui décourage les visiteurs d’acheter ses ouvrages ! Il argumente sur son sens de l’honnêteté. Je n’ai rien à y redire, c’est tout à son honneur. ^^ J’ai tout de même repéré un ou deux titres, à voir une autre année ?

Dans les auteurs des anthos je vais tout de même voir Lionel Davoust (qui est aussi super gentil), que j’avais tant attendu l’année dernière, mais que j’avais pu malgré tout rencontrer au Hall du Livre en novembre dernier. En plus des anthologies signées je repars avec deux de ses livres : la Volonté du dragon, qui me tentait déjà beaucoup l’année dernière mais n’était pas sur son stand, et un recueil de nouvelles.

Je retrouve également Jaworski, rencontré au Livre sur la Place l’année dernière, et qui est l’un des gens les plus courtois et aimables que je connaisse (non pas que les autres auteurs que j’ai vus ce week-end soient des rustres !). Je lui fait signer un petit recueil de nouvelles que j’ai trouvé en occasion sur une brocante et que je suis en train de lire, et Gagner la guerre. Il s’excuse pour le langage peu châtié et l’absence de morale très présents dans le livre. J’hésite entre me sentir vaguement vexée et trouver ça super chou gentil. Je lui dit que j’ai des bons souvenirs de l’argot dans les Misérables d’Hugo. Je suis ravie de pouvoir décortiquer à nouveau un langage que je suis loin de maîtriser. Au pire je me ferais une liste de vocabulaire. J’ai droit à une dédicace en argot. Le plus drôle dans tout ça c’est que Jaworski a un vocabulaire exceptionnel, de toutes façons avec lui je tombe toujours sur des mots que je dois chercher dans le dico. 🙂

Je passe le bonjour à Vincent Ferré, qui nous reconnaît et se lève pour nous serrer la main ! Je lui parle de ma 1st edition du Lord of the Rings, il me dit qu’il n’a jamais eu l’occasion d’en voir une, que ça le passionne, qu’il aimerait trop regarder ce que ça donne, du coup je me retrouve à lui dire que si c’est possible un jour je lui amène sur un salon/à une rencontre ! C’est drôle j’ai beau le considérer en tant que professionnel, parce que j’ai beau le croiser ici et là je ne peux pas dire que je le connaisse bien, quand on discute Tolkien avec lui il passe très facilement en mode « fan » du coup j’ai à chaque fois plus l’impression de discuter avec un pote ^^’.

Fontenoy-la-Joûte n’a pas pu venir cette année avec leur énorme stand d’occasions, tant mieux pour mon dos mais dommage pour les éventuelles trouvailles.

A 17h nous tentons une autre conférence : Musique et imaginaire : des liens naturels ? Malgré la présence d’auteurs que je connais un peu ou qui m’intéressent (Lionel Davoust, John Lang que je ne connais en fait pas du tout en tant qu’auteur de livres car je n’ai pas envie d’aller vers les adaptations de Naheulbeuk en support écrit, Jean-Marc Ligny) je m’ennuie un peu, la discussion ne s’oriente pas dans un sens qui me passionne. Le titre était en fait assez vague et l’on se met surtout à parler des auteurs présents qui sont aussi musiciens, ou de la place de la musique dans leurs propres œuvres, et je trouve le sujet trop « personnel ». J’aurais aimé plus de théorie générale, de grandes lignes sur ce thème que je trouve par ailleurs intéressant. Je m’en vais avant la fin, je suis lasse de ma journée de toutes façons.

Le dimanche je reviens seule, de bon matin.

dimanche.jpg

Ce qui est bien du matin c’est que tout est calme. Je commence ma journée avec une conférence sur les monstres, au Magic Mirrors 2. Il y a plusieurs personnes que je connais de nom et de résumés de livres sans les avoir lus : Stefan Platteau, Aurélie Wellenstein, Karim Berrouka. Platteau est super intéressant et il fait aussi plein de blagues, c’est super de l’avoir en conférence. Berrouka n’est pas en reste, j’étais partie pour lui prendre un titre et il me convainc encore plus. Il dit que détruire Paris c’est rigolo car on connaît ses monuments et ses quartiers. La modératrice le cherche un peu en le questionnant sur sa morale, il se défend en répondant que c’est l’avantage de la fiction, on y a pas mal de libertés, ça peut être un terrain de jeu pour l’auteur. Par contre Aurélie Wellenstein me fait tiquer plusieurs fois : elle dit que le folklore russe n’a que des monstres facétieux (et Baba Yaga alors ? °° je ne suis pas spécialiste du folklore russe mais mes restes de contes lus il y a longtemps ne vont pas dans ce sens !), parle de berserk sans jamais mentionner les formes berserker ou berserkir, ce qui aurait à mon sens (mon sens du détail du moins) pertinent dans cette discussion, et finit par affirmer qu’en Fantasy les héros sont le plus souvent adolescents (!!) donc c’est normal qu’elle suive la tendance !… Les copinautes, il va falloir me dire beaucoup de bien sur ses romans pour que je mette le nez dedans à présent.

Ensuite donc je retourne dans la tente des auteurs, je rachète quelques trucs dont Le club des punks contre l’apocalypse zombie de Berrouka, je passe aux Moutons Électriques en m’excusant pour un SP qui commence à sacrément traîner entre autres pour cause de déménagement (je l’ai entamé !), ai l’occasion de discuter avec Mérédith Debaque, leur sympathique attaché de presse. On discute un peu bouquins, je lui parle du Michel Pavel (le Club) qui me tente beaucoup beaucoup, il me dit que lui a totalement adhéré. Vendu, avec un autre ouvrage que j’hésitais depuis l’année dernière à acheter : Je suis ton ombre, de Morgane Caussarieu (sauf que l’année dernière il y avait l’auteure… dommage !). Je repars en plus avec un petit livre offert par l’éditeur : Tremplin pour l’utopie.

Le midi je déjeune avec Lynnae à la brasserie du Bailli (je crois). C’est plutôt bon mais il y a pas mal d’attente, et les serveurs semblent à côté de leurs basques en permanence. Nous croisons quelques auteurs, dont deux qui s’installent à côté de nous et finissent par partir après de longues minutes d’attente sans que le personnel semble s’intéresser à leur présence…

L’après-midi c’est chasse à la météorite ! Je me retrouve avec un autre habitué des Imaginales et une amie à lui. Nos adversaires sont une famille : papa, maman, et les deux enfants. Nous sympathisons dans l’équipe et partons en chasse en quatrième vitesse : les énigmes sont pour la plupart évidentes pour des festivaliers réguliers, même si deux ou trois nous obligent à nous arrêter pour réfléchir (ça ne fait pas de mal ! 🙂 ). Je découvre au passage une longue série de tentes abritant les équipes de bodypainting, tout au bout du Cours, que je n’avais absolument pas vue. (A ce propos c’est moi ou il n’y a en général que des femmes pour le bodypainting ?) De fil en énigme nous arrivons au trésor, qui nous est présenté dans un joli coffret en bois qui contient… des bonbons ! Nous mâchonnons nos Michokos en nous disant qu’on retombe en enfance : jeu de piste et bonbons à l’arrivée = dimanche parfait ! Nous allons laisser quelques bonbons en lot de consolation à l’autre équipe, ça devrait plaire aux enfants. Après quelques allers-retours entre les stands accueil et planétarium nous apprenons que non, le coffret n’est pas à garder, et que oui, nous avons bien gagné en prime des bonbons une météorite chacun, ce qui est extra cool. Nous remercions la stagiaire de l’accueil, dont j’ai oublié le nom, pour son initiative [c’est elle qui a eu l’idée et a tout organisé]. Nous sommes au moins 3  à espérer que ce genre d’activités sera reconduit d’autres années.

Retour à la Bulle pour un dernier tour des stands à dédicaces… Je me fais chopper – oui c’est le mot quand j’ai quelqu’un qui me bloque plus ou moins la route et limite m’attrape par le bras – par une petite édition à laquelle je n’ai rien demandé, qui tente de me vendre « du fantastique » et « des histoires de vrais vampires »… Inutile de vous faire remarquer qu’au milieu des Imaginales ce type de pub est au mieux risible, et dans tous les cas pas très efficace pour des visiteurs un tant soit peu avertis parce que chère madame c’est un peu ce qu’il y a un peu partout autour de nous, et ce sont des notions bien vagues. En plus j’ai absolument horreur qu’on me choppe comme ça, c’est un excellent moyen de vous assurer que je n’achèterai RIEN sur votre stand. Vous êtes là, vous avez votre logo qui est aussi visible que les autres, si je n’ai pas envie de venir vous voir j’ai peut-être mes raisons et ce n’est pas en vous comportant comme des démarcheurs en assurance/témoins de Jéhovah/vendeurs à domicile (rayer les mentions inutiles) que vous allez me convaincre de changer d’avis.

J’oublierais presque de faire mon traditionnel tour aux éditions Malpertuis, dont j’admire les ouvrages depuis plusieurs années sans rien acheter. On vient de me prévenir quelques jours avant que Vil Faquin les honore d’un texte dans la dernière anthologie parue : je cherche, ne trouve pas, épluche les sommaires de trois anthos avant de me tourner vers Christophe Till (que je sais faire partie des Deep Ones qui sont également passés à Nancy en novembre 2015, avec Davoust et Fazi), qui me dévoile le penchant de Vil pour la mignonitude et son impossibilité à signer de son vrai nom dans ces conditions. Ou alors c’est l’auteur d’à côté qui me dit ça, je ne sais plus. Bref j’identifie ladite nouvelle mais le reste de l’anthologie ne me dit rien. J’hésite puis reporte mon dévolu sur une anthologie baptisée Museums.

Juste avant de me décider à quitter la Bulle, je croise Nathalie Dau, qui n’était pas toujours à sa place et que je n’avais pas eu l’occasion de voir, l’auteure du fameux service presse des Moutons que je n’arrive honteusement pas à finir dans des temps qui me sont normaux ! C’est une dame très douce et gentille avec qui je discute 5 petites minutes alors qu’elle attend elle-même une dédicace, avant de devoir prendre son train je crois. Je lui dit qu’après avoir lu deux fois le prologue qui était assez dur à ingérer, le début de l’histoire me convient mieux et que je m’y sens plus à l’aise. Elle m’informe de l’existence d’annexes à télécharger gratuitement sur le site de l’éditeur, et qui pourrait m’aider à entrer dans son univers.

Une toute dernière rencontre à la sortie de la Bulle, avec Marie Brennan dont j’ai, mais oui, entendu parler de l’ouvrage Une Histoire naturelle des dragons, et qui est là en personne avec des livres en VF et quelques-uns en VO, mais si peu. Je suis fatiguée et je n’ai pas parlé anglais depuis presque trois ans mais elle a le contact facile et je me retrouve lancée presque sans effort, c’est gratifiant et sympathique. Nous parlons de mon T-Shirt, qui lui rappelle quelque chose.

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T-Shirt Qwertee « Brothers in arms »

Je lui donne la référence, puis comme elle réfléchit, comme une quiche j’essaie de me souvenir du nom anglais de la série en me disant qu’elle n’a pas compris parce que je lui ai bêtement donné le titre français ><. Mais non en fait elle connaît, il lui faut juste 5 secondes pour resituer (elle a le droit d’être un peu fatiguée aussi). On parle un peu bouquins aussi, j’ai bien envie de me lancer dans sa série dragonesque mais en anglais tant qu’à faire, surtout vu l’époque où ça se déroule, c’est l’occasion de plonger véritablement dans l’oeuvre, ça a toutes les chances de me plaire un minimum. Hélas elle n’a plus de tome 1 en anglais.

17h, heure d’une dernière conférence avant de partir, sur le jeu de rôle, avec Jean-Philippe Jaworski, Fabien Cerutti (que du coup j’ai bien envie de lire aussi), et Alexis Fontbonne. Modération par Fabien Fernandez. Je suis très vite happée par la discussion même si je note que ça n’a pas l’air d’être le cas de tous ceux qui sont avachis dans les chaises de l’espace Cours. Fatigués ou arrivés là par hasard ? Le discours et les questions alternent entre le lien entre jdr et roman, ou fiction et jeu. Les expériences des intervenants sont diverses et enrichissent la table ronde. On parle tour à tour Histoire, création de personnages, univers, dynamique, narration… j’ai l’impression qu’une heure ne suffira jamais à faire le tour, il nous faudrait une après-midi complète pour arriver à une discussion plus poussée. Je pense à des tas de gens que je connais, rôlistes, gamers (le jeu vidéo est évoqué par Cerutti), qui seraient intéressés autant que moi par la dualité de ce sujet. Je me crispe juste un petit peu quand le modérateur pose une question qui piétine allègrement la frontière de rôle entre MJ (maître du jeu, celui qui dirige une partie de jeu de rôle) et scénariste. Bondiou ! On n’écrit pas un scénar comme on le fait jouer, m’est avis, et cette distinction est effectivement clarifiée quelques minutes plus tard par Jaworski, qui a ou a eu les trois casquettes : auteur, scénariste, et MJ.

Je repars fatiguée mais ravie, à la fois de cette ultime conférence et de cette édition 2016 des Imaginales.

Voici donc mon butin du week-end :

PaL

Ils y étaient aussi : La tête dans les livres, Avides Lectures,

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9 réflexions au sujet de « Imaginales 2016 »

  1. Une journée et demi bien remplie 🙂 Les Imaginales se déroulent géographiquement très loin de mon chez-moi mais elles (ils ?) me tentent. Discuter avec les auteurs doit être très agréable (et moi aussi j’aurais tiqué aux propos énoncés par Aurélie Wellenstein) (je n’aime pas être alpaguée, tout comme toi). Chouette récolte !

    • Ah c’est bien de s’entendre dire que je ne suis pas la seule chiante ! :p Si un jour tu y vas dis-le moi qu’on aille tiquer à deux aux conférences mwahahaha.
      Oui, très chouette récolte, très équilibrée entre des choses avec lesquels je comptais bien repartir et des coups de tête comme la Geste du sixième royaume ou l’Instinct du troll. J’ai aussi de très bons souvenirs de rencontres et d’échanges verbaux de cette édition. 🙂

  2. J’ai vu une autre conférence avec l’auteure et j’ai également eu l’impression qu’elle ne maitrisait pas son sujet à fond (mais moi aussi, je tique souvent en toute bonne fan de mythologie/folkore qui se respecte). Chouette compte-rendu ! J’ai enfin pu m’y rendre pour la première (et sûrement dernière fois vu que c’est un peu loin) et c’est passé beaucoup trop vite. Je n’aime pas non plus les stands qui font du forcing, ça me donne envie de fuir, ça fait désespéré !

    • Eh oui c’est ennuyeux ces festivals tout autour de la France (et au-delà), on ne peux pas tous aller les voir ! Personnellement j’aimerais me déplacer aux Utopiales un jour.

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