Ice Limit

De Preston & Child. L’Archipel, 2002. Thriller scientifique. Bonne lecture. [456 p.]

Titre original : The Ice Limit, 2000

icelimitRésumé : « Un astéroïde géant découvert sur un îlot au large du Cap Horn ! Avant de pouvoir prévenir les autorités scientifiques, l’explorateur responsable de cette mise au jour meurt dans des circonstances inexpliquées… Lorsque la nouvelle parvient au collectionneur Palmer Lloyd, celui-ci réagit sur l’heure : il lui faut cette météorite. A tout prix. Cette pièce assurera la renommée du Museum d’histoire naturelle qu’il projette d’ouvrir, non loin de New York. Peu importe le coût et les risques de l’expédition. Lloyd n’a qu’une idée en tête : arriver le premier sur l’île Desolacion et rapatrier le corps céleste. Vingt-cinq mille tonnes : l' »objet » le plus lourd jamais convoyé ! Mais la mission devient course-poursuite lorsque l’équipage du Roolvag, le supertanker affrété par Lloyd, est pris en chasse par un destroyer de la marine chilienne… A l’évidence, le milliardaire n’est pas le seul à convoiter cette météorite douée d’étranges propriétés. Dont celle de réduire à l’état de cendres quiconque l’approche de trop près…« 

Je suis assez déçue de ma lecture, sans être non plus convaincue de devoir la déconseiller formellement.

En effet, j’avais découvert le duo d’auteurs dans un thriller palpitant, doté de personnages géniaux et d’une intrigue prenante servie par une plume très énergique mais aussi fine. Ici, j’aurais presque pu penser que ce n’était pas les mêmes qui avaient écrit ce bouquin.

Pourtant, l’intrigue ne partait pas mal du tout : si l’on peut regretter un milliardaire mégalomane et un scientifique de terrain un poil stéréotypés (j’ai d’ailleurs surnommé Palmer Lloyd « Hammond » la moitié du temps dans ma tête), l’aventure – car on est un peu à la frontière entre le thriller et l’aventure – se met plutôt bien en place au début, avec pas mal de petites et grandes énigmes, qui servent des motivations à la fois scientifiques et personnelles pour les différents personnages. On est introduit à la science des météorites, et si j’ai regretté quelques passages un peu abscons avec des explications qui n’auraient pas été perdues sur moi, ce n’est pas trop mal expliqué et détaillé, même si je n’ai pas trop d’idée à quel point ça peut être réaliste.

Les personnages en eux-mêmes ne sont pas tous non plus à jeter, il y en a même certains que j’aimais plutôt bien ou que je trouvais particulièrement intéressants – Eli Glinn et son souci pathologique du détail et des statistiques appliqués, le capitaine Sally Britton que l’on nous présente tout de suite comme un peu mystérieuse, hautaine et réservée mais loin d’être cruelle ; ou bien même le « méchant » de l’histoire qui semble renfermer de sombres secrets… Hélas toutes ces promesses ont été, à mon avis, loin d’être exploitées suffisamment – si les différents caractères nourrissent des séquences d’action très mouvementées l’ensemble m’a également paru parfois un peu forcé, et surtout un peu creux. Ceci dit, ça se lit bien, malgré quelques longueurs dans l’avancement du scénario ici et là je ne me suis pas non plus ennuyée.

Par contre, la fin m’a agacée. Comme je l’ai déjà dit plusieurs fois ici j’ai absolument horreur que les auteurs prennent la tangente dans les quelques dernières pages et s’écartent totalement et brutalement de leur postulat/genre de départ. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas tout vous gâcher, et aussi parce que sur tout le livre cela fait un peu office de détail – encore qu’à mon avis c’est toute la fin qui a été un peu bâclée, l’intrigue pas franchement assumée, et pas juste la conclusion finale. Mais ça m’énerve et à chaque fois que ça m’arrive je sors du livre avec une mauvaise impression toute fraîche alors que je n’ai pas forcément détesté le reste !

Je vous parlais également du style, un peu plus haut. Je ne peux décemment pas clamer que ce livre a été écrit avec les pieds ou que le vocabulaire souffre de rachitisme, non, dans l’ensemble c’est plutôt pas mal, mais encore une fois après ma précédente lecture de ces mêmes auteurs il me manque quelque chose, j’ai l’impression d’avoir perdu un peu en qualité.

Un thriller qui se lit bien, mais qui souffre de pas mal de petits et moins petits défauts.

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