Little Lord Fauntleroy

De Frances Hodgson Burnett. Penguin Books, 1995. Roman jeunesse. Très bonne (re)lecture. [176 p.]

Première édition : 1886.

littlelordRésumé : « And so Cedric Errol – seven years old and living with his widowed mother in genteel poverty in New York – is swept away from his friends, the the grocer Mr Hobbs and Dick the boot-black boy. He is now Lord Fauntleroy, and must live in a castle in England with his rich, important and bad-tempered old grandfather who has a particular dislike of Americans. And the worst of it is that he will be parted from his dearest mamma. But Cedric will soon show his grandfather that the Old World has much to learn from the New.« 

Ce livre est un classique de la littérature jeunesse des temps anciens, et je ne me suis jamais complètement lassée ni de la plume de l’auteur ni de ses récits enfantins réconfortants. D’elle j’ai également lu et relu Le Jardin secret, et je connais la Petite Princesse grâce à son adaptation japonaise « Princesse Sarah » ; j’aimerais lire le livre un jour à l’occasion.

Il y a quelques années, donc, je suis tombée sur cette édition anglaise sur une vente d’occasion, et je me suis dit : « pourquoi pas ? » La relecture de mes livres favoris en VO est un grand plaisir pour moi, et celle-ci n’a pas fait exception.

Pour ceux qui seraient complètement passés à côté du livre, il s’agit de l’histoire du jeune Cédric Errol, 7 ans, Américain, qui vit seul avec sa mère dans un quartier populaire de New York. C’est un petit garçon très éveillé et aussi très généreux, et lui et sa chère maman tombent complètement des nues le jour où on leur annonce qu’en fait Cédric est l’héritier légitime d’un lord anglais, son grand-père, qui l’appelle à ses côtés en Angleterre. Le récit est très gentillet et pétri de bonne morale (on est au XIXe siècle), et j’imagine qu’il y a un tas de lecteurs qui vont développer de l’urticaire rien qu’à la lecture du résumé. Si c’est votre cas, n’insistez pas !

L’élément « dramatique » du récit, car il en fallait tout de même bien un pour donner un minimum d’entrain à l’histoire, est le fait que le vieux comte est un personnage particulièrement aigri, vicieux, inhumain, asocial, et en plus remonté contre sa belle-fille qu’il n’a jamais approuvée car de plus basse extraction que son fils. Il aimerait donc monter le jeune garçon contre sa mère pour en faire, comme lui, un être dépourvu de compassion, un « dur », avec le même point de vue acide sur le monde. Cependant le garçonnet a été élevé dans un environnement particulièrement aimant et attentionné, et innocent ou pas il a également un certain talent pour prendre les gens par le meilleur côté ! La suite se devine aisément, surtout si vous avez lu le Jardin secret.

Ceci dit hors du fil rouge un peu trop évident (encore que l’auteur sait nous ménager une ou deux surprises en cours de route) ce classique s’impose je pense également par la diversité de ses personnages secondaires, qui m’ont ici (en VO) donné beaucoup de fil à retordre dans leur discours (pire qu’Hagrid !), surtout Dick et Hobbs mais aussi le « petit peuple » d’Angleterre. Certes on reste dans les clichés de manière générale, et peut-être que c’est assez réaliste de l’époque, je ne sais pas toujours de trop car il y a beaucoup d’éléments et je ne les ai pas tous étudiés que ce soit en cours ou à côté, mais pour un livre pour enfants de cette époque, et une oeuvre aussi courte, les personnage secondaires sont relativement présents et développés, en tant qu’êtres humains et pas seulement fantoches servant la cause du héros. Le récit donne aussi un minimum d’informations sur la vie quotidienne à cette époque, me semble-t-il.

En bref il s’agit bien d’une fiction, donc basée sur des éléments parfois un peu « gros », car l’histoire se finit merveilleusement bien pour tout le monde – d’où le côté doudou du livre :), mais qui s’inscrit dans un contexte social qui se veut réaliste et est relativement bien rendu, et porté par une jolie plume. Le côté moralisateur qui sous-tend toute la littérature jeunesse de l’époque est relativement subtil, rendu essentiellement dans le déroulement des actions des personnages et carrément moins « assené » que chez d’autres auteurs même plus récents. (C.S.Lewis, puisqu’il faut bien trouver des exemples pertinents ; ou même la Comtesse de Ségur.)

Un joli classique victorien qui souffre des défauts que nous lecteurs modernes pouvons trouver aux romans de cette époque, mais qui continue d’être lu et considéré comme un bon roman jeunesse – tout contexte gardé à l’esprit.

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7 réflexions au sujet de « Little Lord Fauntleroy »

    • Oui y’avait du monde, je vous ai vues passer de l’autre côté pendant qu’on attendait Davoust vers 16h et quelques, après on est partis et je ne vous ai pas revues entre deux non plus!

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