Tess of the D’Urbervilles

De Thomas Hardy. 1891. Roman. Bonne lecture.
Sous-titré : A Pure Woman
Titre français : Tess d’Urberville
tessSummary :  « Tess is Hardy’s most striking and tragic heroine and the character who meant most to him.
In a novel full of poetry and mysteriously luminous settings, he unfolds the story of his beautiful, suffering Tess with peculiar and unforgettable tenderness and intensity. As A. Alvarez comments: ‘the plangent, heartbroken note of the great poems of loss and missed chances … is already present in Tess: in the continually roused, haunting descriptions of the landscape which crystallize intermittently into visionary states of mind, and above all in the power and beauty of the heroine whom he created and then, unwillingly, destroyed.« 
Un classique dont j’entendais parler depuis un moment, mais que je n’ai jamais étudié, ni lu d’extraits. J’ai choisi le livre dans le rayonnage en sachant que c’était centré sur une héroïne de basse extraction qui se trouvait élevée socialement (pas tout à fait juste, en fait), un vieux livre, et probablement pas très drôle*. Voilà pourquoi je l’ai emmené tout seul en week-end en laissant mon Pratchett à moitié fini derrière moi ! Les presque 500 pages y étaient aussi pour quelque chose. Finalement je l’ai lu assez vite, bien plus vite que je m’y attendais.
De façon générale j’avais une assez bonne approche du livre, renforcée par l’introduction de A. Alvarez (inconnu au bataillon…). En la lisant je me suis dévoilée une bonne partie de l’histoire – c’est courant dans les introductions – ce qui m’a permis de mieux entrer dedans et me concentrer sur toutes les facettes du livre au lieu de m’accrocher bêtement au fil narratif en laissant tomber le reste, comme cela m’arrivait très fréquemment dans les lectures scolaires obligatoires.
J’ai plutôt bien aimé le personnage de Tess, même si je ne me suis pas identifié à elle tout au long du livre, et que je l’ai beaucoup plainte ! L’histoire est en effet cristallisée autour de l’héroïne, son identité et ses déboires, et consiste donc en un « véritable » roman, au sens premier, originel du terme. Inutile de dire que je vous déconseille de continuer votre lecture si déjà ce personnage vous agace ou vous est indifférent dès le début de l’histoire. Cette figure féminine, ainsi que les quelques personnages qui gravitent autour (famille, amis, amants) constituent pour ainsi dire la totalité du roman, en parallèle avec les paysages et la vie de la campagne anglaise du temps de Hardy.
Dans l’ensemble je ne me suis identifiée à aucun personnage, ni n’en ai adoré aucun – ils ont tous leurs défauts, leurs petits travers ; de plus l’environnement a un air incontestablement vieillot ; j’y ai plus porté un regard contemporain et sociologique plutôt de de me laisser prendre à son charme, sans y être non plus indifférente. D’où une note « bonne », mais sans plus.
Néanmoins je me sens obligée, à cette lecture, de considérer Hardy comme un grand écrivain, que j’adore ou non ses autres œuvres, s’il me prenait l’envie d’en lire plus. Choix du vocabulaire, du phrasé, utilisation de mots de patois local, agencement des paragraphes descriptifs / psychologiques / explicatifs / narratifs, structure générale de l’histoire : je n’ai rien à y redire. En cela ça a été une lecture plaisir : écouter, sentir la cadence du livre et de ses éléments. Je l’ai trouvé très équilibré, tendu, précis, dans l’ensemble – on se sent sur une corde raide, à l’instar de Tess, et ça c’est juste tout bonnement fabuleux ! Plus que dans l’historiette des personnages – qui est somme toute très cliché, attendue au tournant, et en rien nouvelle en tous cas de notre point de vue de lecteurs du XXIe siècle, je me suis laissé bercer par les mots, l’écriture de Hardy et sa sensibilité. (Sinon la note aurait certainement été plus basse, parce que ce n’est pas vraiment mon style d’histoire !…)
Une romance classique, une héroïne peut-être un peu trop tragique, mais un grand classique d’un auteur talentueux.
* En fait c’est carrément : sortez vos mouchoirs ! :p

 

Chroniques d’ailleurs :  Le Chat du Cheshire
Challenge : les 100 livres à avoir lu

challenge-des-100-livres-chez-bianca

Publicités

Une réflexion au sujet de « Tess of the D’Urbervilles »

  1. Ping : Challenge Les 100 livres à lire au moins une fois : 2e bilan | des livres, des livres !

Déposer un petit caillou blanc

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s