Silhouette

De Jean-Claude Mourlevat. 2013. Recueil de nouvelles. Joli coup de cœur.
silhouetteRésumé : « 10 NOUVELLES FORTES ET CRUELLES
Lorsqu’elle découvre que son acteur préféré vient tourner près de chez elle, Pauline, une mère de famille discrète, répond à une annonce pour être «silhouette» sur le tournage…
Puisque ses jours sont comptés, M. Duc n’a qu’une idée en tête : retrouver les personnes auxquelles il a fait du mal autrefois et leur demander pardon…
Dans le car qui l’emmène en colo, Guillaume, 14 ans, s’aperçoit qu’il a laissé son chat enfermé dans sa chambre. Il doit impérativement retourner le délivrer…
Que réservera le destin à ces héros ordinaires habités chacun de belles intentions ? Dix histoires très différentes, dont les chutes tombent toujours comme des couperets. Jean-Claude Mourlevat souligne avec humour noir et jubilation l’absurdité de la destinée humaine et la vanité de nos élans. »
Dix nouvelles à la fois contemporaines et quotidiennes, sur des gens communs, des gens comme nous, comme on en connaît tous, et leurs déboires suite à quelque chose qui, d’une certaine manière, change leur vie.

Dix nouvelles d’un peu plus de dix pages chacune, incisives car sonnant trop vrai. Mourlevat montre un réel talent à capturer des instants, des enchaînements d’évènements ; il nous précipite dans une banalité douce-amère où l’on ne sait plus trop si l’on doit sourire cyniquement ou pleurer sur le sort de ces hommes et femmes.
Je ne lis pas de littérature dite contemporaine d’habitude, mais ces nouvelles m’ont frappée de plein fouet par leur force et leur justesse. C’est cruel comme du Roald Dahl, mais un peu plus doux également, sans le côté sardonique, revanchard, de la plume du romancier anglais ; donc plus insupportable car cela nous touche d’autant plus.
Un recueil de nouvelles du XXIe siècle très justes, trop justes – pas assez fictives pour ne pas être terribles. Un excellent moment de lecture entre deux romans.
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3 réflexions au sujet de « Silhouette »

    • Pas vraiment, enfin je ne me souviens plus exactement de ce que j’ai éprouvé en lisant Terrienne, mais ici il s’agit plutôt de nouvelles grinçantes… J’ai plutôt pensé à Roald Dahl ! 🙂 Par contre le style d’écriture reste celui de Mourlevat. (J’ai pas l’impression d’être très claire, tant pis !)

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