L’Apocalypse selon Marie

De Patrick Graham. 2008. « Thriller* ». Une vraie déception, malgré un style pas si mauvais.
Arrêté page 226, soit la moitié du livre.
* Je pense que le mot est assez inadapté. Pas de frissons, pas d’excitation. Récit proche de l’onirisme, avec des incursions dans le genre policier / thriller de temps en temps.
apocalypsemarieRésumé : « Perdue au milieu d’une foule de réfugiés dans un stade de La Nouvelle-Orléans, Holly, une fillette de onze ans, appelle au secours. Elle a peur de l’ouragan qui dévaste sa ville, peur d’avoir perdu ses parents, peur que quelque chose de terrible ne se soit glissé en elle. Marie Parks, profileuse et médium au FBI, entend son appel. Elle vient de mettre un terme à la carrière du plus sanglant des serial-killers, un tueur bien plus proche d’elle qu’elle n’aurait voulu le croire. Brisée et en colère, elle va pourtant trouver la force d’affronter la terre entière, et même ses anciens collègues du FBI, pour sauver une enfant. Car Holly a des pouvoirs immenses et se révèle l’enjeu d’une lutte ancienne, le seul espoir de l’humanité contre le fléau qui menace de l’engloutir. A moins que le fléau, ce ne soit justement elle… Une seule femme se dresse entre vous et la fin des temps. Patrick Graham a un don pour jouer avec nos peurs primaires, nos espoirs de rédemption et nos émotions les plus intimes. Son roman ouvre un chemin qui mène droit à la fin du monde. Vous n’aurez pourtant jamais envie de faire demi-tour. »
J’avais vaguement entendu parler de cet ouvrage, jusqu’au jour où, passant à la médiathèque avec une amie qui voulait s’initier au thriller, je me le suis moi-même fait chaudement recommander par une des bibliothécaires venue discuter avec nous.
Après être arrivée à la moitié du roman, ce qui m’énerve le plus c’est que la 4e de couverture est totalement mensongère. La fillette, Holly, je l’ai vue quoi ? 30 pages ? Et je n’en sais pas plus sur elle que ce que donne la première phrase du résumé ! Le reste du résumé promet une intrigue haletante, de l’action… mais en fait (toujours là où j’en suis), il ne se passe rien, ou très peu, de tout ça – surtout car tout est assez décousu. On parle d’Untel, puis on se focalise sur quelqu’un d’autre, et finalement tout semble se cristalliser autour de chamans de 400 ans, qui possèdent un genre d’immortalité en même temps que des super-pouvoirs, comme vous allez vous en rendre compte au bout de 30 pages si vous tentez l’expérience vous-même. Ce n’est pas vraiment (du tout) ce à quoi je m’attendais !!

Ensuite l’héroïne, Marie Parks : je ne sens aucune empathie pour elle. Alcoolo, déboussolée, à moitié schizophrène et médium, c’est probablement un personnage haut en couleurs mais jusqu’ici je n’accroche pas du tout, je ne lui trouve rien de positif ou d’attachant. De toutes façons, c’est comme la fillette : on ne la voit qu’avec parcimonie, et pour le moment la moitié de ce que les personnages font ce sont des incursions dans l’esprit de personnes mortes depuis longtemps, et qui n’ont pas de rapport évident avec ce qui se passe dans le temps « actuel », mis à part d’être elles-mêmes des chamans dotés de puissants pouvoirs. On est à deux doigts de la littérature dite « blanche ». La fillette a été kidnappée, mais on s’en fout et personne ne s’en inquiète encore – mis à part les chamans, qui œuvrent essentiellement à distance (les méchants comme les gentils). Tu parles d’un roman policier –‘.
Je pense qu’il y aurait sérieusement eu matière à sous-titrer ce livre : la Guerre des chamans.
Bref. Mis à part les méga-pouvoirs-de-la-Terre-Mère-de-toute-Vie on a le droit à des choses tout de même assez efficaces sur le plan narratif et descriptif : les sensations et perceptions prennent le pas sur les émotions dans beaucoup de passages, et ça c’est quelque chose d’assez original. Il y a énormément de références à des odeurs, des goûts, des sons, des textures… Les incursions dans les vies antérieures des gens sont parfois très douces, ou au contraire transmettent une grande violence ou une certaine sordidité. . Même chose pour ce qui se passe en temps « actuel ». Cependant, ce foisonnement de détails m’a d’autant plus éloignée du fil conducteur du roman, que j’ai fini par perdre tout à fait, m’enlisant dans les différents récits comme dans les boues du Mississippi…
C’est donc au point mort, et sans plus de regret ni de curiosité, que je suis allé rendre le livre pour que des lecteurs moins difficiles que moi (ou qui aiment d’autres genres de livres) en profitent !
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2 réflexions au sujet de « L’Apocalypse selon Marie »

    • Sait-on jamais, que ça « colle » pour les 200 dernières pages ! ^^ En tous cas ce n’est pas un thriller comparable à Grangé, Chattham, Lovenbruck, Dan Brown ou bien d’autres…

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