La Méthode du crocodile

De Maurizio de Giovanni. 2013. Roman policier. Très moyen.
Titre original : Il Metodo di coccodrillo, 2012.
methodeRésumé : « Le crocodile, le prédateur le plus froid et le plus redoutable, rôde dans les rues de Naples…

Tapi dans l’ombre, à l’affût, il observe, attend, se prépare. Rien n’est laissé au hasard, il repère les lieux, les habitudes, les horaires de ses victimes. Et quand il frappe, il ne manque jamais sa cible. D’autant que rien n’est plus facile que de passer inaperçu dans une ville comme Naples, ou chacun vaque à ses occupations, indifférent à ce qui se passe autour de lui.
Quand à quelques jours d’intervalle, plusieurs jeunes sont retrouvés assassinés d’une balle dans la nuque, la presse se saisit de l’affaire. Le meurtrier, qui sème des mouchoirs en papier imprégnés de larmes sur les scènes de crime, se voit aussitôt affublé du surnom de Crocodile. Comme le prédateur, il semble pleurer en tuant ses victimes…
L’enquête est confiée à l’inspecteur Lojacono, Sicilien déraciné, personnage effacé voire invisible. Dans une Naples fébrile et pluvieuse, deux hommes solitaires vont se livrer bataille. Le flic contre le tueur. Lequel s’imposera ? »
Le gros défaut que j’ai trouvé à ce livre, c’est que j’ai largement préféré le début à la fin.
Dans les premières pages on ne connaît pas encore les personnages, il y a une atmosphère vraiment étrange, on se demande comment ça va tourner… et finalement petit à petit on retombe dans une certaine réalité quotidienne et une résolution d’enquête tout ce qu’il y a de plus banal, ou pas loin. Encore une fois, je cherche le « Thriller » estampillé en gros sur la couverture ! Car des frissons, je n’en ai point eu, ou plutôt les quelques-uns que j’ai ressenti ont fait place à quelque chose de beaucoup plus banal : une certaine misanthropie.
En fait, je dirais que ce roman policier est beaucoup trop proche de ce qu’on voit tous les jours pour ma satisfaction. J’aime quand ça va chercher loin, quand les gens sont ravagés, que les secrets sont honteux et bien planqués – mais ce que j’ai trouvé dans ce polar est la copie conforme des séries policières des grandes chaînes, sans chercher les plus tordues.
De plus, mettre des adolescents en avant était un excellent moyen pour que je ressente moins d’empathie pour les victimes et leur entourage, et donc aussi moins d’intérêt pour l’intrigue. Je ne regrette pas mes années collège-lycée, et la façon dont ce bouquin met les jeunes gens en scène ne m’aide absolument pas à me les remémorer avec tendresse, tant il dépeint une jeunesse délinquante, stupide et égoïste.
Dans les points positifs, je mettrais le personnage du flic, qui bien qu’un peu cliché, est somme toute sympathique, avec ses soucis de famille, sa petite vie et ses amis ; et la fluidité de l’écriture.
En bref, même si je ne peux pas dire que ce roman est mauvais, il est beaucoup trop terre-à-terre pour moi, sans rien qui ne m’ait plu plus que ça. Même le meurtrier et sa méthode m’ont laissée en quelque sorte blasée.
Chroniques d’ailleurs :  La biblio de Gaby
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