Seul sur la mer immense

De Michael Morpurgo. Gallimard jeunesse, 2006. Jeunesse, aventure/historique. Coup de coeur (sauf que comme c’est du Morpurgo ça compte pas vraiment, la moitié de ses ouvrages sont des coups de coeur pour moi).
Titre original : Alone on a Wide, Wide Sea
seulmerimmenseRésumé : « En 1947, le tout jeune Arthur est embarqué, comme des milliers d’autres orphelins, sur un bateau à destination de l’Australie. Il ne sait pas encore qu’il ne reverra pas sa soeur ni sa terre natale anglaise. Désormais sa vie entière se fera là-bas, jalonnée d’épreuves mais aussi illuminée par la rencontre de personnages extraordinaires et par sa passion de la mer.

Bien des années plus tard, Allie, la fille d’Arthur, quitte la Tasmanie, au sud de l’Australie, à bord de son bateau. Elle s’apprête à accomplir une formidable traversée en solitaire. Son but : franchir les océans pour gagner l’Angleterre, dans l’espoir de retrouver sa tante Kitty, la soeur de son père.

Un voyage de l’enfance vers la maturité, deux destinées, deux récits, un roman bouleversant. »

1h24* pour 295 pages. Du Gallimard jeunesse concernant la mise en page et typo, un excellent auteur, une histoire prenante : tout ce qu’il fallait pour que je batte tous mes records de vitesse. Je précise en passant que je ne m’amuse pas à ça non plus, mais en général je sais que je lis plutôt vite, même si les conditions physiques du livre et ma propre conditions physique y contribuent largement (en positif ou en négatif), en plus du style de l’auteur. Toujours est-il que pour une fois j’ai vraiment senti que je me faisais entraîner par ma lecture à un rythme hallucinant, au point de ressentir la fin comme un genre d’arrêt brutal (non, la fin ne l’est pas, rassurez-vous 😉 ).
Au risque de ne pas être objective, je n’ai rien de négatif à dire sur ce livre. J’ai absolument accroché les deux personnages principaux, je me suis attachée aux personnages secondaires attachants – comme souvent dans les Morpurgo il y a assez peu de personnages véritablement méchants ; j’aime toujours autant cet auteur, son style, ses histoires, car c’est vraiment un auteur à histoires – il a des tas de choses à raconter, et le narrateur s’adresse à vous comme à un ami, comme si il était juste à côté de vous, comme si l’auteur venait lui-même chez vous vous border le soir en racontant des tas de choses sur des tas de gens qui vivent à des tas d’endroits différents. Les histoires n’ont souvent rien d’absolument incroyables, elles sont même parfois très réalistes, mais la manière dont il les raconte nous immisce dedans avec une telle proximité que ça en devient de vraies aventures. Je pense que Morpurgo est un amoureux profond du monde tel qu’il est, des hommes, de la nature, de presque tout ce qui existe et qui ne fait concrètement de mal à personne, et nous faire partager ce ressenti est une de ses raisons d’être, ou peut-être juste un plaisir, mais en tous cas c’est juste formidable :)**
J’en profite pour rappeler en passant que cet auteur, parmi d’autres mais entre tous, bien que placé en « Jeunesse », ne s’adresse pas qu’aux « p’tits n’enfants » :p – son discours n’est ni débilitant ni infantilisant, on peut ne pas aimer ses choix d’environnement ou ses personnages, j’imagine, mais c’est véritablement un auteur grand public, un conteur tout simplement, dans le sens le plus strict du terme.
Dans ce livre, vous trouverez : – Des orphelins, une ferme, un gros cheval tout noir, une petite clé, des croix de bois, des wombats, des kangourous, la Tasmanie, Hobart (capitale de la Tasmanie), des chapeaux.
Vous y trouverez aussi : – Des bateaux, des voiliers, des vagues, le cap Horn, des astronautes, un goéland, des e-mails, des Crétois.
* Etant sur le tchat de TORn (TheOneRing.net) en même temps, j’ai passé mon statut en « Tesra|reading » à 16h13, ce qui m’a permis ensuite de faire le calcul quand j’ai reposé le livre…
** D’ailleurs je viens de pouvoir enfin emprunter le Trône de Fer, et j’ai pas pu m’empêcher de penser que j’aurais dû commencer par ça pour éventuellement me « soigner » mentalement avec Morpurgo après (d’après ce que j’entends partout c’est pas joyeux, joyeux) – mais bon, Morpurgo c’est comme le chocolat c’est dur de le laisser longtemps dans le placard 🙂 🙂
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