Les Larmes d’Aral

De Jérôme Delafosse. Thriller/policier, 2012. Excellente lecture*
larmesaralRésumé : « Irlande, automne 1994. En plein conflit nord-irlandais, Sinead McKeown, grand reporter de guerre, survit à l’attentat à la bombe qui tue son mari et l’enfant qu’elle porte. Très vite, la police découvre que son compagnon a été sauvagement assassiné à l’arme blanche avant même que la bombe n’explose. Les soupçons se dirigent vers Sinead. Abusivement accusée du meurtre de sa propre famille sous prétexte de liens secrets avec l’IRA, la jeune femme parvient à s’échapper. Fugitive recherchée par toutes les polices, elle n’a désormais qu’un but : retrouver les véritables meurtriers de ce massacre. Et pour cela un seul indice en sa possession : une fiole contenant des paupières humaines ornées de mystérieux tatouages.
Paris, au même moment. Un homme, presque nu et terrorisé, est pris en chasse aux alentours de la gare de Lyon par une patrouille-nuit de la BAC. Sur le point d’être interpellé, il saute dans la Seine. Quand son corps, marqué de plaies nécrosées, est repêché deux jours plus tard, les premières constatations laissent croire au suicide d’un SDF. Mais l’affaire prend une tout autre tournure lorsque les policiers qui ont manipulé le cadavre sont frappés d’un mal étrange.
Contre la DST et les experts de la DGSE, Raphaël Zeck, jeune flic du 36 quai des Orfèvres et son adjoint Drago, dit le Serbe, sont chargés de l’enquête.
Ce qu’à ce stade ni Sinead ni Raphaël ne peuvent soupçonner, c’est que leurs deux enquêtes sont liées. Le pacte qui les réunira malgré eux va les plonger dans un monde ou le crime naît de croyances ancestrales effrayantes, de manipulations scientifiques terrifiantes et de « secrets Défense » à glacer le sang.
Un monde vertigineux au coeur de la folie des hommes, là ou les « larmes d’Aral » coulent pour l’éternité... »
J’ai emprunté ce livre en me disant que ça avait l’air de vachement ressembler à du Grangé question intrigue et style, ce qui de mon point de vue est une question de qualité :). De manière générale je ne me suis pas trompée, j’ai vraiment dévoré le bouquin jusqu’à son dernier chapitre ! C’était très agréable – style en même temps dynamique et posé, comme il faut pour garder le lecteur en haleine tout en lui apportant des informations ; intrigues emmêlées plutôt bien gérées ; multiples rebondissements et personnages ; héros et personnages secondaires assez réalistes, etc.
*Vous pouvez vous arrêtez là et foncer lire ce très bon polar (après tout il y en a tellement de médiocres,  ne vous gênez pas 😉 ). Cependant j’ai une dernière chose à dire sur ce livre, et c’est un mauvais point, voire un très mauvais. Il ne m’a pas totalement gâché ma lecture, mais face à un thriller un peu moins bon c’est ce qui se serait passé. Toutefois, même si vous voulez à tout prix savoir ce que je lui reproche, n’hésitez pas à partir du principe que vous n’aurez peut-être pas mon point de vue sur la question.
SPOILER pas trop grave : La fin ne m’a pas convaincue. Les 10 dernières pages accumulent deux bourdes que je n’ai pas pu m’empêcher de noter, l’une directement en lisant, et l’autre 10 minutes après avoir refermé le bouquin. Comme dénouement c’est pas terrible.
SPOILER détaillé (vous pourrit l’intrigue si vous n’avez pas lu le bouquin)): 1. Elle a vécu pendant plusieurs années avec un malade qui faisait des crises de démence régulièrement, et non, elle ne l’a jamais remarqué. Et non, la schizophrénie ça ne se contrôle pas – pas pendant chaque instant pendant plusieurs années. Au temps pour la journaliste futée et observatrice !! (oui, l’auteur, tu viens de démolir ton personnage à cet instant, alors que je la trouvais convaincante encore deux paragraphes avant). 2. Qu’on m’explique comment marche la radioactivité dans ce bouquin, parce que ça non plus je comprends pas. Et déjà, où est-ce qu’ils se procurent les éléments (non, vous n’aurez pas la réponse même si la question se pose très vite) ? Et donc, ils sont aussi trop cons pour s’en servir ? Bref, la dernière page ne me satisfait pas du tout. C’est pire que dans X-Men, là, c’est vraiment de la science à la joue-la comme ça t’arrange au moment où ça t’arrange.
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