Gótico

De Rafael Ábalos. 2011. Roman jeunesse hybride*. Excellente lecture.
Titre original : Kôt, 2007
*Roman jeunesse « inclassable », regroupant intrigue policière, fantastique, et occultisme sur fond historique.
gotico
Résumé : « Un vieil homme s’éveille sans mémoire dans un cachot médiéval. Une neurologue est retrouvée morte, le mot KôT marqué au fer rouge sur la main. Nicholas et Beth, deux lycéens brillants doivent résoudre des énigmes qu’on leur envoie par e-mail. Rien de commun à ces trois évènements, pourtant ils sont liés par un ténébreux secret qui peut changer le cours du monde… »

Ce livre fait partie de ceux que j’emprunte sur un coup de cœur, et qui ne me déçoivent pas. Il y a décidément beaucoup de bons livres jeunesse en ce monde ! Je l’ai pris autant pour son format (600 pages bien tassées, autant dire un vrai pavé), que sa couverture sobre, et le résumé aussi bien sûr. Je ne connais absolument pas l’auteur – juste été surprise qu’un nom à consonance espagnole se lance dans un récit new-yorkais ^^ Je viens de lire sur la Wiki qu’il est effectivement espagnol et – mais oui, bien sûr ! C’est l’auteur de Grimpow, l’élu des Templiers, autre livre que je recommande. Pourquoi « bien sûr » ? Parce que Grimpow est cité plusieurs fois en tant que figure ésotérico-historique dans le présent ouvrage, et que je me suis justement demandé quel était le rapport puisque de tout ce que j’ai pu lire en pseudo-occultisme (à la mode en ce moment tant en policier qu’en jeunesse), je n’avais croisé qu’une fois ce nom – donc je me doutais qu’il n’y avait peut-être pas là qu’une coïncidence. Pour autant, les deux récits sont de ce que je me rappelle assez différents. grimpow
Bref, sur Gótico : tout d’abord la structure de l’histoire est assez particulière. Divisée en trois « actes », appelés « parties », eux-mêmes partagés en trois « scènes », appelées « chapitres » [la métaphore du théâtre me parait plus claire et appropriée]. Chaque scène comporte un type de lieu, des personnages bien précis et une intrigue distincte, au début du livre s’entend, puisque tout va finalement se regrouper plus ou moins, au fur et à mesure que les personnages prennent contact les uns avec les autres et que les pièces du puzzle s’assemblent. Les « chapitres » sont eux-mêmes alternés et numérotés dans chaque partie : « chap. 1 ».1 / « chap. 2 ».1 / « chap. 3 ».1 / « chap. 1 ».2 / « chap. 2 ».2 etc. – en fait on s’y fait assez vite ; ce n’est pas si original que ça hormis le fait que l’on ai choisi de mettre des titres, pour une fois, à ce genre d’alternance de point de vue qui se retrouve en fait chez pas mal d’auteurs.Dans les premiers chapitres, les deux jeunes ne m’ont pas trop plu, et j’ai trouvé certains de leurs dialogues un peu mal fichus. Ça s’est amélioré au fil des pages, et à la fin je les trouvais plutôt sympathiques (mais pourquoi j’ai l’impression qu’il y a toujours un dénommé Nic(h)olas dans ce type de bouquins ?). Rien à dire sur le reste des personnages qui je trouve tiennent tous la route.
Pour ce qui est de l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle se présentait un peu en « pot-pourri », genre on va vous parler de plein de choses qui n’ont un peu rien à voir entre elles, ou seulement en coupant les cheveux en quatre par moments – mais ça m’a beaucoup plu de faire des irruptions dans des domaines divers, d’avoir des petites informations « bonus », ou des références que je connaissais d’ailleurs, ou que j’ai apprises en passant. Je suis par exemple retombée sur le nom de John Pierpont Morgan, qui m’a finalement décidée à lancer une recherche Google en me levant ce matin : et là sur la page Wiki (oui je sais la source n’est jamais fiable à 100% mais pour se rafraîchir la mémoire c’est souvent suffisant 😉 ) – JP Morgan était le propriétaire, outre les prestigieux fonds de collection constitués d’ouvrages rarissimes cités dans le livre, du groupe financier qui possédait entre autres la White Star Line, compagnie sous laquelle a brièvement navigué le RMS Titanic. Autrement dit la compagnie britannique était financièrement soutenu par ce magnat américain, très représentatif du Golden Age de la fin du XIXe siècle. (Non, non, je ne suis pas du tout obsédée par cette période ni par ces sujets)
À ce propos l’intrigue autour des deux adolescents est assez riche concernant l’histoire de New York – on a pas mal de petites infos sur les principaux lieux et monuments (Statue de la Liberté, Trinity Church, Empire State Building, Central Park…), ce qu’ils représentent, comment ils ont été inaugurés, etc. N’attendez pas un exposé complet, car ce n’est pas non plus le but du livre, mais encore une fois plutôt des parenthèses intéressantes.
Une excellente lecture dans l’ensemble.
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