Gamba et les rats aventuriers

De SAITÔ Atsuo. 2011. Aventure jeunesse. Bonne lecture.
Roman publié au Japon en 1982.
J’ai lu extrêmement peu de romans japonais (dans l’univers des mangas, on en oublierait presque qu’il existe toute une littérature nippone), et il me semble que c’est le premier ouvrage jeunesse sur lequel je tombe.
gamba
Résumé : Gamba, rat des villes casanier, est un jour plus ou moins contraint par son ami et voisin à rejoindre une fête chez les rats dockers, sur les quais, près de la mer qu’aucun des deux n’a jamais vue. Se laissant convaincre, Gamba, toujours accompagné de son ami, va non seulement rencontrer plein d’autres rats de style bien différents que ce à quoi il est habitué, mais aussi se retrouver mêlé à une sombre histoire de rats opprimés par une belette féroce et tout son clan, sur une île non loin de là.
La toute première réflexion que je me suis faite en voyant le livre était : »Oh, un Rougemuraille japonais ! » Rougemuraille ou Redwall en anglais est une série de livres d’aventures jeunesse (8-12 ans) créée par Brian Jacques en 1986, et publiée jusqu’à la mort de l’auteur il y a quelques années. Elle consiste en une grosse vingtaine d’histoires, d’environ 400 pages chacune (plutôt 800 en édition française car la typo et la mise en forme sont très lâches), formant une énorme saga. Il existe aussi une série animée très censurée, ce qui la rend accessible dès 2 ans mais plus guère au-delà de 8… alors que la série littéraire, bien que mettant en scène de petits animaux, se caractérise par un ton parfois sombre, des combats épiques, etc. En cela, je ne me suis pas trop trompée en comparant les deux ouvrages.
Cette caractéristique se retrouve dans Gamba : bien que j’ai eu un peu de mal à vraiment accrocher au début, à cause d’abord du style (phrases « coupées », langage parfois très familier – j’ai supposé que c’était simplement soit un style japonais soit le style de l’auteur ; je ne pense pas que le traducteur soit vraiment en cause et finalement cela s’intègre bien à l’histoire et au mode de narration, et je m’y suis habituée au fil de ma lecture), et aussi à cause du rythme assez lent dans les premières pages. La présentation de tous les rats avec toutes leurs caractéristiques m’a assez fait penser à la scène du début de Bilbo le Hobbit, avec l’arrivée des Nains ! Le cadre est japonais bien sûr, ce qui amène une touche d’exotisme (de mon point de vue) aux descriptions, aux décisions des rats, à leur manière de s’exprimer les uns envers les autres…
Comme je l’ai laisse entendre ci-dessus, l’histoire réserve des surprises concernant le ton et les péripéties. Loin de s’adresser à un lecteur naïf, le récit s’organise autour d’évènements dramatiques (oppression, manque de nourriture, massacres…) ou potentiellement traumatisants (dès le début de l’histoire en fait, avec le départ bon gré mal gré de Gamba de son nid sécurisé). Les thèmes de la loyauté, de la solidarité et de l’amitié sont également traités, encore une fois avec un regard assez juste sur ces notions et les questions qu’elles entraînent.
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